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Ancien hôpital-sanatorium Sabourin à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme

Ancien hôpital-sanatorium Sabourin

  • 63100 Clermont-Ferrand
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
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Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Ancien hôpital-sanatorium Sabourin
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
4 Rue Victor Charreton 63100 Clermont-Ferrand

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1930
Conception initiale
Décembre 1936
Mise en service
16 mars 1944
Bombardement aérien
1997
Désaffectation
2000
Inscription aux monuments historiques
2002
Rachat par l'État
2015
Inauguration de l'école
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, les bâtiments composant l'hôpital-sanatorium (bâtiment principal, maison du directeur, bâtiment du personnel) ainsi que le jardin d'accompagnement et la grille d'entrée (cad. MO 10) : inscription par arrêté du 24 mars 2000

Personnages clés

Albéric Aubert Architecte clermontois concepteur du sanatorium, inspiré par le Bauhaus.
Pierre Luton Premier directeur de l'hôpital-sanatorium.
Gustave Gournier Artiste ayant réalisé des bas-reliefs en béton pierre.
Louis Dussour Artiste ayant réalisé une fresque aujourd'hui disparue.
Georges Bernardin Artiste ayant réalisé des ferronneries.
Valentin Vigneron Personnage controversé pour une collaboration présumée sur le projet.

Origine et histoire

L'ancien hôpital-sanatorium Sabourin, conçu dans les années 1930 par l'architecte clermontois Albéric Aubert, illustre le courant fonctionnaliste inspiré par le Bauhaus et par les théories de Le Corbusier et Walter Gropius. Installé sur les coteaux du puy de Chanturgue, à l'entrée nord de Clermont-Ferrand (rue du Docteur-Bousquet), le site bénéficiait des critères d'implantation des sanatoriums de l'époque : protection contre les vents dominants, isolement dans la nature, création d'un parc clos, ouverture sur le paysage et salubrité du terrain, entre 362 et 391 mètres d'altitude. L'ensemble hospitalier, dont la structure principale mesure 96 mètres de long et compte quatre niveaux, adopte un parti fonctionnel marqué par la clarté des lignes, l'horizontalité, la prédominance du blanc, de larges baies horizontales et une terrasse-solarium qui constitue une « cinquième façade ». Le plan en T du bâtiment principal rassemble au sud la longue aile dédiée aux salles de cure et d'ensoleillement, et au nord un avant-corps central pour l'hospitalisation et les services ; la disposition a longtemps permis de séparer les sexes en affectant l'aile ouest aux femmes et l'aile est aux hommes et enfants. Le projet initial en « U » comprenait également la villa du directeur, réalisée selon les principes des « cinq points » de l'architecture moderne, et un pavillon du personnel ; il fut modifié en cours de chantier pour accroître la capacité à 200 lits et ajouter un bâtiment technique abritant la centrale de chaudières, ce qui déséquilibra la symétrie voulue par l'architecte. L'ossature en béton armé et l'utilisation systématique de vitrages entre poteaux figuraient parmi les innovations techniques, tout comme l'isolation acoustique des planchers par plaques de liège et couche de mâchefer, des éviers-vidoirs collectant les déchets jusqu'au sous-sol, un monte-charge à double vitesse, des appareils de cuisson entièrement électriques et une centrale bactériologique d'épuration des effluents. Durant la construction, le projet connut un important dépassement de budget : le devis initial évalué à 5 630 000 francs passa, après travaux, à 10 004 788 francs, provoquant débats dans la presse. Après un concours jugé infructueux par la Commission administrative des Hospices civiles, Albéric Aubert fut finalement retenu comme maître d'œuvre et succéda à Jean Amadon comme architecte des Hospices. Mis en service en décembre 1936 sous la direction de Pierre Luton, l'établissement conserva une vocation pneumologique et sanatoriale avant d'évoluer progressivement vers une activité hospitalière plus générale. Le 16 mars 1944, un bombardement aérien endommagea partiellement le bâtiment ; des travaux de reconstruction furent alors entrepris et achevés selon les archives. Dans l'après-guerre, des modifications techniques et esthétiques furent apportées — conduit d'évacuation sur la façade, remplacement des stores par des volets roulants, pose d'un toit bombé obstruant une coupole — et deux bâtiments supplémentaires furent ultérieurement édifiés au détriment du jardin. Les façades, majoritairement blanches, sont animées par des trumeaux de briques et une verrière d'escalier ; l'ornementation comporte des bas-reliefs en béton pierre de Gustave Gournier, une fresque de Louis Dussour aujourd'hui disparue et des ferronneries de Georges Bernardin. Des documents d'archives évoquent par ailleurs une controverse sur l'implication de Valentin Vigneron, notamment des lettres et des planches faisant état d'une collaboration présumée, sans qu'une conclusion définitive soit tranchée dans le dossier présenté. Après le transfert progressif des activités hospitalières et la désaffectation en 1997, le site a connu des dégradations avant d'être racheté par l'État en 2002 pour l'installation de l'École nationale supérieure d'architecture de Clermont-Ferrand. La villa du directeur a fait l'objet d'une restauration à partir de 2006, la réhabilitation générale des bâtiments a été menée entre 2006 et 2015 par l'agence Du Besset-Lyon Architectes, et la nouvelle école a été livrée et inaugurée en 2015. Le bâtiment avait été inscrit aux monuments historiques en 2000 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 2004.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours