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Ancien hospice ou hôpital Saint-Louis à Bédarieux dans l'Hérault

Hérault

Ancien hospice ou hôpital Saint-Louis

    19 Avenue Abbé Tarroux
    34600 Bédarieux

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1820
Arrivée des religieuses
1822
Lancement du projet
1825
Plans validés
1826
Fin des travaux
1827
Donation officielle
2015
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien hospice ou hôpital Saint-Louis, sis avenue de l'Abbé-Tarroux : l'église en totalité ; les façades et toitures de l'ancien hospice (cad. BD 636) : inscription par arrêté du 13 avril 2015

Personnages clés

Abbé Jean Martel - Financeur et initiateur Donateur du terrain et meneur du projet.
Abbé Tarroux - Vicaire et organisateur Lance la souscription et supervise les travaux.
Jean-Pierre Blanc - Architecte Conçoit les plans de l’hospice.
Chanoine Aoust - Curé de la paroisse Secondé par l’abbé Tarroux.

Origine et histoire

L’ancien hospice Saint-Louis de Bédarieux, érigé dans la première moitié du XIXe siècle, se compose de deux longs bâtiments rectangulaires symétriques encadrant une chapelle centrale. L’aile nord, dédiée aux femmes, abritait des espaces médicaux (pharmacie, salle de pansements), des lieux de vie communautaire (réfectoire, dortoirs) et un dépositoire pour les offices funèbres. L’aile sud, réservée aux hommes, incluait une sacristie, une école, des bureaux administratifs et des logements pour les malades. Un cimetière pour les donateurs, aujourd’hui disparu, était situé derrière le chœur.

Le projet naît de l’initiative de l’abbé Jean Martel, natif de Bédarieux, qui finance la construction et sollicite en 1820 la Congrégation des Filles de la Croix pour gérer l’établissement. Quatre religieuses arrivent cette année-là, tandis que l’abbé Tarroux, jeune vicaire, lance une souscription publique pour compléter le financement. Malgré la réticence initiale de la municipalité, un Comité d’exécution acquiert un terrain en 1822 et confie les plans à l’architecte Jean-Pierre Blanc, déjà auteur de la mairie et de la porte de l’église Saint-Alexandre. Les travaux s’achèvent en 1826, et l’hospice est offert à la commune en 1827, donation validée par ordonnance royale sous Charles X.

L’hospice incarne la reconstruction des structures caritatives après les destructions révolutionnaires. Son organisation spatiale reflète une séparation stricte des sexes, typique des institutions religieuses de l’époque, tout en intégrant des fonctions médicales, éducatives et administratives. La chapelle centrale, accessible depuis les deux ailes, symbolise l’unité spirituelle de l’établissement. Ruiné pendant la Révolution, l’ancien hôpital de Bédarieux devenait inadapté, justifiant cette reconstruction ambitieuse, portée par des acteurs locaux et une congrégation parisienne.

Les éléments protégés aujourd’hui incluent l’église en totalité et les façades/toitures de l’hospice, classés en 2015. Le site, propriété communale, témoigne de l’architecture hospitalière du début du XIXe siècle, marquée par une rigueur fonctionnelle et une dimension religieuse omniprésente. L’adresse actuelle, 19 avenue de l’Abbé-Tarroux, rend hommage au vicaire qui mena le projet à son terme.

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