Crédit photo : Cliché réalisé par Roger Thiery en Archives départ - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1900
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1900 (≈ 1900)
Commandé à l'architecte Jules Sioly.
1901
Ouverture de l'hôtel
Ouverture de l'hôtel
1901 (≈ 1901)
Accueil d'une clientèle hivernante fortunée.
1914-1918
Réquisition comme hôpital
Réquisition comme hôpital
1914-1918 (≈ 1916)
Pendant la Première Guerre mondiale.
1947
Transformation en immeuble
Transformation en immeuble
1947 (≈ 1947)
Fin de son usage hôtelier.
2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2000 (≈ 2000)
Protection des façades et intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toiture du bâtiment de l'ancien hôtel, actuellement Alhambra Résidence ; à l'intérieur de celui-ci, vestibule d'entrée, grand hall avec sa cheminée, cage de l'escalier principal avec son ascenseur ; façades et toiture de la villa Eliand ; parc en totalité, avec ses clôtures, ses portails d'entrée, ses aménagements et son mobilier (cad. LR 60 ) : inscription par arrêté du 20 juin 2000
Personnages clés
| Jules Sioly - Architecte |
Concepteur de l'hôtel en 1900. |
| Vicomtesse de Bernis - Commanditaire initiale |
À l'origine du projet. |
| Madame Sabatier - Signataire du bail |
Loue l'hôtel à l'hôtelier Candrian. |
| Louis Leospo - Propriétaire post-Guerre |
Rénove l'hôtel dans les années 1920. |
Origine et histoire
L’Ancien Hôtel Alhambra, situé à Nice sur le boulevard de Cimiez, est un exemple marquant de l’architecture néo-mauresque de la Belle Époque. Commandé en 1900 par la vicomtesse de Bernis et loué sur plan à madame Sabatier, il fut conçu par l’architecte niçois Jules Sioly (1870–1935). Le style exotique, avec ses minarets et arcs outrepassés, visait à séduire une clientèle hivernante fortunée, avide d’orientalisme. L’hôtel, construit sur un plan en V, ouvrit en 1901 avec un confort luxueux réservé à une élite touristique.
Pendant la Première Guerre mondiale, l’Alhambra fut réquisitionné comme hôpital auxiliaire. Après le conflit, le propriétaire Louis Leospo le rénova et y inaugura un restaurant d’été, prolongeant la saison au-delà des mois d’hiver. La Seconde Guerre mondiale marqua son déclin : transformé en immeuble d’habitation en 1947, il devint une copropriété en 1951. Malgré cette reconversion, ses façades, son hall, son escalier et son parc furent inscrits aux monuments historiques en 2000, et il reçut le label Patrimoine du XXe siècle.
L’édifice illustre l’âge d’or des palaces azuréens, où l’exotisme architectural servait de vitrine pour attirer une aristocratie européenne. Sa technique de construction mêlait placages décoratifs néo-mauresques à une structure haussmannienne classique. La villa Eliand, ajoutée avant 1906 dans l’angle nord-ouest, complétait l’ensemble avec un jardin isolant l’hôtel du boulevard. Aujourd’hui, la Résidence Alhambra conserve des traces de ce passé fastueux, entre mémoire patrimoniale et usage contemporain.