Destruction lors de la guerre 1590 (≈ 1590)
Le premier bâtiment a souffert de la guerre entre la Cité et la Ville Basse.
Fin du XVe siècle
Installation des Pelletier
Installation des Pelletier Fin du XVe siècle (≈ 1595)
La famille Pelletier s'installe à Carcassonne après s'être enrichie dans le commerce de la laine.
1602
Reconstruction de l'hôtel
Reconstruction de l'hôtel 1602 (≈ 1602)
L'immeuble est entièrement reconstruit après la guerre, conservant certains éléments antérieurs.
XIXe siècle
Transformation en immeuble
Transformation en immeuble XIXe siècle (≈ 1865)
L'hôtel est transformé en immeuble de rapport, avec conservation des plafonds à la française.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cheminée du XVIe siècle au premier étage : inscription par arrêté du 7 octobre 1927 ; Façades, escalier et cheminée du rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 27 avril 1948
Personnages clés
Famille Pelletier
Famille originaire de Tuchan, enrichie dans le commerce de la laine et à l'origine de la construction de l'hôtel.
Origine et histoire
Originaires de Tuchan, les Pelletier s'installent à Carcassonne vers la fin du XVe siècle après s'être enrichis dans le commerce de la laine. Leurs fils aînés furent conseillers du roi, tandis que les cadets devinrent chanoines du chapitre cathédral. La famille occupait le site avant la construction de l'édifice actuel ; le premier bâtiment a sans doute souffert de la guerre de 1590 entre la Cité et la Ville Basse et, après le retour de la paix, l'immeuble fut entièrement reconstruit. Au XIXe siècle, l'hôtel fut transformé en immeuble de rapport ; les plafonds à la française ont été conservés mais, pour la plupart, dissimulés sous de faux plafonds en briques et plâtre. Tel qu'il se présente, cet immeuble constitue le seul hôtel d'époque Henri IV conservé dans son ensemble à Carcassonne. L'habitation s'élève sur un plan carré, l'escalier étant placé à un angle. À l'arrière, le jardin est séparé de la cour par des remises qui s'ouvrent sur le jardin par trois arcs en plein cintre. Dans l'angle oriental, près de la maison, subsiste un puits dont la base donne accès à un passage souterrain ; l'autre issue de ce souterrain devait aboutir dans la cave. La cave, voûtée en berceau, s'ouvre par une porte en accolade ; ce décor, d'un type antérieur au reste de l'immeuble, laisse supposer que la reconstruction de 1602 a conservé les bases de l'édifice précédent. Sur la façade principale se distinguent un rez-de-chaussée, un premier étage à hauts plafonds et un second étage plus modeste. L'escalier, aménagé dans un espace au plan voisin du carré, comprend deux volées parallèles séparées par un mur d'échiffre dont les angles sont abattus et moulurés en doucine. Les paliers reposent sur des voûtes d'arêtes. Au premier étage, une salle a conservé son plafond à poutres et poutrelles apparentes. Au rez-de-chaussée, une grande cheminée présente une hotte verticale à trois panneaux : le panneau central, encadré par deux pilastres ornés de grands hippocampes, est flanqué de deux panneaux latéraux plus petits, les pilastres latéraux étant décorés de feuillages.