Construction initiale Avant 1152 (≈ 1152)
Commandé par Raoul de Vermandois avant sa mort.
1174
Don au chapitre Notre-Dame
Don au chapitre Notre-Dame 1174 (≈ 1174)
Devenu maison canoniale après cession.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Confisqué pendant la Révolution française.
1819
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1819 (≈ 1819)
Transformé en école puis en musée.
1933 et 1942
Protections patrimoniales
Protections patrimoniales 1933 et 1942 (≈ 1942)
Façade inscrite, tour gallo-romaine classée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade avec tourelle et la toiture de l'hôtel : inscription par arrêté du 1er mai 1933 ; Tour gallo-romaine : classement par arrêté du 20 juillet 1942
Personnages clés
Raoul de Vermandois - Seigneur et commanditaire
Fait construire l’hôtel avant 1152.
Origine et histoire
L’Ancien Hôtel de Vermandois, situé à Senlis, est un rare exemple de bâtiment résidentiel d’origine gallo-romaine encore conservé. À l’origine, il ne comportait qu’un rez-de-chaussée et une salle haute ornée d’arcatures aveugles. Son architecture actuelle, avec deux étages carrés et une tourelle d’escalier polygonale, résulte de transformations successives aux 16e, 19e et 20e siècles. Le bâtiment s’appuie directement sur l’enceinte gallo-romaine de la ville, dont il conserve des vestiges intégrés à sa structure.
Raoul de Vermandois, seigneur local, est à l’origine de sa construction avant sa mort en 1152. Dès 1174, l’hôtel est cédé au chapitre Notre-Dame de Senlis et devient une maison canoniale. Au 16e siècle, un étage supplémentaire est ajouté et une tourelle d’escalier est érigée pour faciliter l’accès aux niveaux supérieurs. La Révolution française marque un tournant : l’hôtel, confisqué comme bien national en 1791, est vendu et subit des remaniements, notamment sur sa façade ouest à la fin du 18e siècle.
Au 19e siècle, l’hôtel change plusieurs fois de vocation. Acheté par la ville de Senlis en 1819, il abrite une école dès 1822, puis des bureaux administratifs après des travaux en 1840 et 1922. Une aile arrière est ajoutée à la fin du siècle pour répondre à ces nouveaux usages. Depuis 1989, le lieu accueille le musée de la Vénerie. Deux protections patrimoniales encadrent aujourd’hui le site : la façade avec sa tourelle (inscrite en 1933) et la tour gallo-romaine (classée en 1942).
Les transformations architecturales reflètent les besoins successifs de ses occupants : clergé médiéval, institution scolaire, administration municipale, puis espace muséal. La cave, divisée en deux salles, et les arcatures aveugles de la salle haute témoignent encore de sa structure d’origine, tandis que les étages supérieurs illustrent les adaptations postérieures. L’intégration partielle du rempart gallo-romain souligne le lien historique entre le monument et les fortifications antiques de Senlis.