Charte de franchise 1206 (≈ 1206)
Jean sans Terre accorde des privilèges commerciaux aux bourgeois de La Réole.
Fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Édification de l'hôtel de ville ordonnée par Richard Cœur-de-Lion.
XIVe siècle
Exhaussement du bâtiment
Exhaussement du bâtiment XIVe siècle (≈ 1450)
L'édifice est surélevé et le second niveau est subdivisé en deux étages.
1845-1846
Construction nouvelle prison
Construction nouvelle prison 1845-1846 (≈ 1846)
La municipalité récupère le bâtiment et reconvertit le rez-de-chaussée en halle.
3 mai 1913
Classement historique
Classement historique 3 mai 1913 (≈ 1913)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôtel de ville : classement par arrêté du 3 mai 1913
Personnages clés
Richard Cœur-de-Lion
A ordonné la construction de l'hôtel de ville.
Jean sans Terre
A accordé des privilèges commerciaux aux bourgeois de La Réole.
Origine et histoire de l'ancien hôtel de ville
L'ancien hôtel de ville de La Réole, dit Vieille halle aux grains, est un immeuble municipal situé au cœur de la vieille ville de La Réole (Gironde). Il se trouve au nord de l'ensemble Prieuré - Église Saint-Pierre, entre la place Richard-Cœur-de-Lion et la place des Martyrs de la Résistance. Sa construction, contemporaine de la première enceinte de la ville à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, est dite avoir été ordonnée par Richard Cœur-de-Lion. En 1206, Jean sans Terre a accordé des privilèges commerciaux aux bourgeois de La Réole : la charte de franchise du 2 novembre 1206 leur donne le droit de commercer librement sur le territoire du roi d'Angleterre et permet la constitution probable d'une jurade. Le bâtiment, de plan barlong, mesure 29 mètres de long sur 11 mètres de large et comprenait à l'origine un rez-de-chaussée et un étage. Le rez-de-chaussée est divisé en deux nefs par une colonnade de cinq colonnes. Au XIVe siècle, l'édifice a été exhaussé et le second niveau a été subdivisé en deux étages. Il a subi, au fil des siècles, des remaniements tels que le percement d'ouvertures de style Renaissance et l'ajout d'un balcon de style flamboyant à l'étage. Le bâtiment servait aux réunions des jurats communaux et son rez-de-chaussée a longtemps servi de halle aux grains. Pendant la Révolution, le rez-de-chaussée a été transformé en prison par l'ajout d'un plancher intermédiaire ; après la construction d'une nouvelle prison en 1845-1846, la municipalité a récupéré le bâtiment et a reconverti le rez-de-chaussée en halle. Deux grandes arcades ont été ouvertes au sud du mur est, puis deux autres arcades côté nord. L'édifice est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 3 mai 1913 dans son intégralité. La bibliographie comprend notamment les articles de Gabriel Loirette (Congrès archéologique de France, session 1939, publié 1941) et de Thierry Soulard (Congrès archéologique de France, session 1987, publié 1990).