Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle sise 25, rue Jean-Reboul ; façades et toitures avec le grand escalier de l'actuel foyer Maurice Albaric sis 27, rue Jean-Reboul ; façades et toitures, grand escalier et salle des séances située au premier niveau de l'actuelle Chambre de Commerce et d'Industrie sise 12, rue de la République (cad. EZ 24, 25, 547) : inscription par arrêté du 13 octobre 2000
Personnages clés
Raymond Ruffi - Fondateur
Crée l’hôtel-Dieu en 1313
Dardalhon - Architecte
Conçoit portail en 1740
Charles Durand - Architecte municipal
Façade 1830 et plan quadrilatère
Mazzety - Sculpteur
Maître-autel 1783
Origine et histoire
L’Ancien Hôtel-Dieu de Nîmes trouve ses origines en 1313, lorsque Raymond Ruffi fonde un établissement hospitalier de douze lits. Détruit lors des guerres de Religion au XVIe siècle, il est reconstruit progressivement : la chapelle est édifiée en 1660, suivie du cloître en 1663. L’hôpital fonctionne sans interruption jusqu’en 1934, jouant un rôle central dans la santé publique nîmoise pendant plus de six siècles.
La façade actuelle, œuvre de l’architecte Charles Durand, date de 1830 et s’inscrit dans un vaste projet de modernisation. Le portail monumental, conçu par Dardalhon en 1740, et le cloître disparaissent respectivement en 1937 et 1978, altérant partiellement l’ensemble. La chapelle, dédiée à saint Joseph, abrite un décor peint imitant le marbre et un maître-autel en marbre signé Mazzety (1783), témoignages de son riche patrimoine artistique.
Depuis 1936, les lieux accueillent la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Nîmes. Classé monument historique en 2000, l’édifice conserve des éléments protégés comme la chapelle, les façades, le grand escalier et la salle des séances. Son architecture en U, ouverte sur la rue de la République, reflète à la fois son usage hospitalier passé et sa vocation actuelle, entre mémoire et modernité.
Les mutations du bâtiment illustrent les évolutions urbaines de Nîmes : de l’hôpital médiéval au symbole économique contemporain. Les destructions partielles au XXe siècle soulèvent des questions sur la préservation du patrimoine, tandis que les décors intérieurs (faux marbres, plafond à l’italienne) rappellent l’influence des styles classiques et baroques dans le Languedoc.