Ancien Hôtel Véron ou Château d'Auteuil, dit aussi Hôtel Puscher ou de Pérignon
Ancien Hôtel Véron ou Château d'Auteuil, dit aussi Hôtel Puscher ou de Pérignon à Paris 16ème dans Paris 16ème
Patrimoine classéHotel particulier classé
Ancien Hôtel Véron ou Château d'Auteuil, dit aussi Hôtel Puscher ou de Pérignon
16-18 Rue d'Auteuil
75016 Paris 16e Arrondissement
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Propriété privée
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1909
Acquisition du terrain
Acquisition du terrain 1909 (≈ 1909)
Hector Guimard acquiert la parcelle triangulaire et dépose un permis de construire.
1910
Début des travaux
Début des travaux 1910 (≈ 1910)
Commencement des travaux de gros œuvre de l'Hôtel Guimard.
1912
Achèvement intérieur
Achèvement intérieur 1912 (≈ 1912)
Fin de l'aménagement intérieur et préparation pour l'emménagement.
1913
Emménagement du couple
Emménagement du couple 1913 (≈ 1913)
Hector Guimard et son épouse emménagent dans l'Hôtel.
1964
Inscription historique
Inscription historique 1964 (≈ 1964)
L'immeuble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
1997
Classement partiel
Classement partiel 1997 (≈ 1997)
L'Hôtel Guimard est partiellement classé comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 4 décembre 1964 - Façades et toitures ; vestibule d'entrée, y compris son escalier avec la rampe (cad. 16 : 01 BW 17) : classement par arrêté du 17 juillet 1997
Personnages clés
Hector Guimard
Architecte et propriétaire, figure majeure de l'Art nouveau, concepteur et résident de l'Hôtel.
Mme Guimard
Épouse d'Hector Guimard, utilisatrice de l'atelier intégré dans l'Hôtel.
Origine et histoire de l'Hôtel Particulier
L'hôtel Guimard, situé au 122 avenue Mozart dans le 16e arrondissement de Paris, a été construit par Hector Guimard, figure majeure de l'Art nouveau, pour y abriter son agence, son domicile et l'atelier de son épouse. La parcelle triangulaire fut acquise en 1909 ; une demande de permis de construire datée du 14 juin 1909 précéda des travaux de gros œuvre commencés en 1910 et l'achèvement de l'aménagement intérieur en 1912. Le couple y vécut de 1913 à 1930. Conçu pour tirer parti d'un terrain étroit, l'édifice en pierre et brique limite les murs porteurs à la façade extérieure, offrant un plan libre qui varie à chaque niveau. Cette liberté de plan aboutit au premier étage à une salle à manger ovoïde imposant un mobilier spécialement conçu. Guimard renonça à un escalier encombrant et desservit les étages par un ascenseur tapissé de miroirs, aujourd'hui disparu. L'agence se situait au rez-de-chaussée ; au premier étage se trouvaient la salle à manger et le grand salon de plan ovale ; le deuxième étage comportait une chambre ; le troisième abritait l'atelier de Mme Guimard et une chambre d'amis, tandis que trois pièces pour les domestiques occupaient les combles. Architecte et maître d'œuvre de son propre projet, Guimard réalisa aussi les éléments intérieurs — moulures, vitraux, meubles, objets et tissus — pour créer l'harmonie stylistique caractéristique de l'Art nouveau. Après leur départ, en 1930 Guimard proposa d'offrir l'immeuble à l'État pour en faire un musée de l'Art nouveau ; à sa mort en 1942, Mme Guimard poursuivit ce projet mais l'État refusa. Contrainte, elle fit donation de parties du mobilier et le décor fut dispersé : le musée des Beaux-Arts de Lyon reçut en 1948 un ensemble de vingt-huit pièces formant la chambre à coucher ; une horloge de parquet rejoignit les collections des Arts décoratifs à Paris ; certaines pièces furent données à la Ville de Nancy puis présentées au musée de l'École de Nancy ; les boiseries et le mobilier de la salle à manger furent exposés au Petit Palais ; le reste fut donné à des musées américains ou vendu aux enchères, acquis principalement par des collectionneurs américains. Les archives furent détruites et l'immeuble fut ensuite morcelé en appartements puis vendu. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1964 et partiellement classé en 1997, le bâtiment est resté longtemps en mauvais état, avec des balustrades rouillées et la signature de Guimard devenue illisible. L'encadrement sculpté de la porte d'entrée a fait l'objet d'une restauration partielle en 2006. Des travaux de restauration des façades et des couvertures ont été engagés après le dépôt d'un dossier le 21 décembre 2016. L'intérieur a néanmoins été profondément modifié depuis l'origine, malgré la qualité et l'unité du décor initial.