Construction du magasin 1905-1907 (≈ 1906)
Inauguration en style Art nouveau par Debrie.
1963
Destruction de la verrière
Destruction de la verrière 1963 (≈ 1963)
Remplacée par un hangar en bois.
24 juin 1999
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 24 juin 1999 (≈ 1999)
Protection des façades et toitures.
2000
Rachat par la mairie
Rachat par la mairie 2000 (≈ 2000)
Début de la réhabilitation.
2004
Ouverture de la Fnac
Ouverture de la Fnac 2004 (≈ 2004)
Réaménagement commercial.
2021
Rachat par la municipalité
Rachat par la municipalité 2021 (≈ 2021)
Projet d’école 42 annoncé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AO 171) : inscription par arrêté du 24 juin 1999
Personnages clés
Georges Debrie - Architecte
Concepteur du bâtiment en 1905-1907.
Viggo Dorph-Petersen - Architecte concurrent
Auteur de l’immeuble Bardou-Ribo voisin.
Philippe Pous - Architecte restaurateur
Responsable des travaux en 2002.
Origine et histoire
L’ancien magasin Aux Dames de France, situé place de Catalogne à Perpignan, a été construit entre 1905 et 1907 par l’architecte Georges Debrie pour l’enseigne parisienne Aux Dames de France. Ce bâtiment Art nouveau, doté d’une verrière zénithale audacieuse, symbolisait la modernité commerciale de l’époque. Il s’inscrivait dans un nouveau quartier en développement entre la vieille ville et la gare, marquant l’urbanisation post-démolition des remparts nord de Perpignan.
La verrière, détruite en 1963, et les modifications ultérieures (comme le remplacement de la marquise en 1983) ont altéré son aspect originel. Rachat par les Galeries Lafayette en 1987, le bâtiment a connu un déclin avant d’être sauvé par son inscription aux Monuments Historiques en 1999. La mairie de Perpignan l’a acquis en 2000, permettant sa réhabilitation avec l’installation de la Fnac (2004-2019) et d’autres commerces.
Le magasin a été conçu pour une clientèle aisée, avec des aménagements luxueux (ascenseurs, éclairage électrique) et un décor éclectique mêlant motifs floraux et symboles industriels. Sa façade pentagonale, ornée de guirlandes et de cartouches, reflétait l’influence des grands magasins parisiens. Après des années de transformations, il reste un témoignage architectural majeur de l’essor commercial du début du XXe siècle en Occitanie.
En 2021, la municipalité a racheté le bâtiment pour y envisager l’installation d’une école 42, marquant une nouvelle phase de réappropriation patrimoniale. Les travaux de restauration, comme le démontage du hangar en 2002, ont permis de retrouver partiellement son cachet d’origine, tout en adaptant l’espace aux usages contemporains.