Ancien monastère des Augustines à Vals-près-le-Puy en Haute-Loire

Ancien monastère des Augustines

  • 43750 Vals-près-le-Puy
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1200
Fondation de la maladrerie
1313
Établissement des Augustines
1419
Invasion bourguignonne
1601
Réparations majeures
1615
Construction des pilastres
1650
Premier agrandissement
1700
Second agrandissement
1er quart XVIIe siècle
Construction initiale du monastère
1781
Dernière construction
1794
Vente comme bien national
1828
Arrivée des Jésuites
1870
Construction de la chapelle
15 mars 1973
Classement des éléments
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les deux portes à bossages (porte d'entrée sur la place et porte intérieure donnant accès à l'escalier) ; escalier intérieur à balustres torses (cad. A 743) : classement par arrêté du 15 mars 1973

Origine et histoire

L'ancien monastère des Augustines est situé à Vals-près-le-Puy, en Haute-Loire (Auvergne-Rhône-Alpes). Il ne subsiste que quelques éléments de qualité : la chapelle, une porte extérieure de composition classique, un escalier à rampe sur rampe à balustres torses et une porte intérieure dont les pilastres à caissonnage seraient de 1615. Le site se rattache au fort trafic de la route du Midi et au passage de pèlerins et de voyageurs, qui motivèrent la création de la maladrerie Saint-Benoît, dépendant de l'abbaye de Pébrac dès 1200. Les religieux augustins de Saint-Benoît de Val contribuèrent vers 1313 à l'établissement des religieuses augustines de Val, et le couvent étendit progressivement ses terres et ses bâtiments. Envahi par les Bourguignons en 1419, il fit l'objet d'importantes réparations en 1601. Aucune construction certaine de l'époque de fondation n'est conservée, sauf peut-être une voûte appareillée reliant la porte et l'escalier C vers l'église par un passage souterrain. L'ensemble bâti, aujourd'hui un peu confus, devient lisible à partir du XVIIe siècle ; il fut allongé vers 1650, de nouveau vers 1700, puis en 1781, la dernière construction près de la porterie reliant l'église au couvent. Vendu comme bien national en 1794, le lieu accueillit les Jésuites en 1828, qui allongèrent divers bâtiments et firent bâtir, vers 1870, une chapelle ornée de boiseries. La commune a acquis les vestiges en 1969 et a réemployé des pierres restaurées dans la structure de l'hôtel de ville. Deux portes à bossages (celle d'entrée sur la place et la porte intérieure donnant accès à l'escalier) ainsi que l'escalier intérieur à balustres torses sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 15 mars 1973.

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