Fondation du monastère 1897 (≈ 1897)
Construction du monastère à la demande de l'évêque Clément Soulé.
1913
Restauration du monastère
Restauration du monastère 1913 (≈ 1913)
Travaux de restauration majeurs réalisés sur le bâtiment.
7 octobre 2021
Destruction par incendie
Destruction par incendie 7 octobre 2021 (≈ 2021)
Incendie ayant détruit totalement le monastère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Clément Soulé
Évêque à l'origine de la fondation du monastère.
Saint-Vincent-de-Paul
Congrégation ayant dirigé le monastère pendant environ quatre-vingts ans.
Origine et histoire
Fondé en 1897 à la demande de l'évêque Clément Soulé sur un terrain de la fabrique Saint-François, l'ancien monastère Saint-Antoine, situé au 2 rue de l'Historien-Lacour en face de la cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe, était un établissement de bienfaisance destiné à l'accueil des personnes nécessiteuses. Construit en bois selon un plan en U, le bâtiment comprenait douze pièces et une chapelle dans l'aile nord-est ; l'accès à la cour, pavée de pierre volcanique, se faisait par un escalier de cinq marches en pierre. Une délibération du conseil de fabrique prévoyait une trentaine de cellules et une petite chapelle, et il est probable que plusieurs pensionnaires partageaient initialement les mêmes pièces en déployant des matelas le soir. Restauré en 1913, le monastère a ensuite continué sa vocation sociale et a servi jusque vers 1985 de maison de retraite pour une dizaine de femmes sans ressources, chacune disposant d'une petite chambre et cuisinant dans la cour sur des réchauds à charbon. Selon des témoignages oraux, la parcelle AM 200 comprenait aussi un jardin potager où les pensionnaires les plus valides cultivaient des plantes médicinales qu'elles vendaient aux habitants de Basse-Terre. Dirigé pendant environ quatre-vingts ans par la conférence Saint-Vincent-de-Paul, l'établissement était devenu la propriété d'une association rattachée au diocèse de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, la Congrégation Saint-Vincent-de-Paul. Cet ensemble, exceptionnel aux Antilles, s'inscrivait dans un tissu urbain où les rues de l'Historien-Lacour et Bébian présentent encore un alignement de cases modestes en bois et pierre alternant avec des maisons plus cossues ; ce type d'îlot, autrefois fréquent à Basse-Terre, est aujourd'hui particulièrement fragile. Certaines parties du monastère — façades en bois et toitures, chapelle et son décor, éléments de la cour comme le bassin et les grilles — avaient été inscrites aux monuments historiques le 4 mai 2007. L'édifice a été totalement détruit par un incendie dans la nuit du 7 octobre 2021 ; seule la statue de Saint-Antoine de Padoue et son bassin ont résisté aux flammes. L'arrêté d'inscription a été abrogé par une radiation le 21 octobre 2024.