Premier acte écrit 844 (≈ 844)
Précepte d’immunité de Charles le Chauve.
1993
Classement monument historique
Classement monument historique 1993 (≈ 1993)
Inscription des ruines à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et vestiges de l'ancien monastère (cad. A 913) : inscription par arrêté du 9 juillet 1993
Personnages clés
Charles le Chauve - Roi des Francs
Accorde un précepte d’immunité en 844.
Sintremundus - Moine fondateur
Conduit les religieux depuis Sorède au IXᵉ siècle.
Origine et histoire
Le monastère Saint-Clément de Régleille, situé à Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales, est un ancien édifice roman aujourd’hui en ruines. Fondé au début du IXe siècle, probablement par des moines fuyant l’Espagne musulmane, il est mentionné pour la première fois en 844 dans un acte de Charles le Chauve. Ce document souligne déjà sa petite taille, le désignant par le terme cellula, diminutif latin de cella. Le monastère, incapable de se développer, devient une église paroissiale dépendante de Saint-André-de-Sorède dès le XIIe siècle, comme le confirme un acte de 1121.
Au XIIIe siècle, l’édifice est renforcé par une tour crénelée et une enceinte fortifiée, reflétant les besoins défensifs de l’époque. Les vestiges actuels comprennent une nef unique orientée ouest-est, une abside semi-circulaire, et des murs en galets et mortier. Les techniques de construction suggèrent des interventions aux XIe et XIIe siècles. Les surélévations défensives, avec créneaux et archères, datent probablement de la fin du XIIe ou du XIIIe siècle, transformant l’église en une structure ressemblant à un donjon.
Le monastère, partiellement ruiné, est inscrit aux monuments historiques en 1993. Son architecture mêle ainsi des éléments religieux romans et des adaptations militaires médiévales. Les fouilles et études, comme celles de Catafau (1998) ou Mallet (2003), soulignent son rôle dans l’histoire monastique et défensive du Roussillon. La propriété, partagée entre des mains privées et la commune, reste un témoignage des dynamiques religieuses et politiques de la région depuis l’époque carolingienne.
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