Mention dans un précepte 844 (≈ 844)
Charles le Chauve mentionne le monastère dans un précepte d'immunité.
Début du ixe siècle
Fondation
Fondation Début du ixe siècle (≈ 904)
Fondation du monastère par des religieux fuyant l'Espagne musulmane.
Début du IXe siècle
Fondation du monastère
Fondation du monastère Début du IXe siècle (≈ 904)
Le monastère Saint-Clément de Régleille est fondé par des moines de l'abbaye de Sorède.
1121
Confirmation de dépendance
Confirmation de dépendance 1121 (≈ 1121)
Un acte confirme la dépendance du monastère à l'abbaye de Sorède.
Xiiie siècle
Renforcement de l'enceinte
Renforcement de l'enceinte Xiiie siècle (≈ 1350)
Ajout d'une enceinte fortifiée.
Fin du XIIe ou XIIIe siècle
Surélévation des murs
Surélévation des murs Fin du XIIe ou XIIIe siècle (≈ 1395)
La nef et l'abside sont surélevées, transformant l'édifice en donjon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et vestiges de l'ancien monastère (cad. A 913) : inscription par arrêté du 9 juillet 1993
Personnages clés
Charles le Chauve
Empereur qui mentionne le monastère dans un précepte d'immunité en 844.
Sintremundus
Moine ayant conduit les moines de l'abbaye de Sorède pour fonder le monastère.
Origine et histoire du Monastère Saint-Clément de Reglella
L'ancien monastère Saint-Clément de Régleille, aussi appelé Reglella, se trouve au lieu-dit Régleille à Ille-sur-Têt, dans la vallée de la Têt, à environ 1,5 km du village, accessible par une petite route. Fondé au début du IXe siècle, il est mentionné en 844 dans un précepte d'immunité de Charles le Chauve, qui souligne déjà sa petite taille. Régleille fut peuplé par des moines venus de l'abbaye de Sorède sous la conduite de Sintremundus et resta dépendant de cette maison mère, situation confirmée par un acte de 1121. Le monastère ne se développa pas et, vraisemblablement, les moines l'abandonnèrent vers le XIIe siècle ; la seigneurie se maintint jusqu'à la Révolution. Implantée dans un site peu défendable naturellement, l'église fut très tôt renforcée par la surélévation de ses murs, lui donnant un aspect de forteresse. C'est vraisemblablement à la fin du XIIe ou au XIIIe siècle que la nef et l'abside furent surélevées, transformant l'édifice en un véritable donjon dont la surélévation s'appuie directement sur les lauzes du toit, signe du caractère hâtif de ces aménagements défensifs. Les murs élevés sont couronnés de créneaux et de merlons percés d'archères courtes ; l'usage des meurtrières et l'accès au chemin de ronde devaient être assurés par des échelles et des passerelles en bois. L'édifice, orienté ouest-est, présente une nef unique et une abside semi-circulaire ; la travée de chœur provoque à l'extérieur un léger décrochement évoquant un embryon de transept. La nef paraît avoir été initialement divisée en trois travées, le seuil d'origine se trouvant au niveau de la travée médiane, mais, de l'édifice primitif, ne subsistent en élévation que la première travée et le chœur. La nef est couverte d'une voûte en berceau légèrement brisée, flanquée, à chaque travée, de deux arcs formerets qui doublent les murs goutterots et supportent la voûte ; ces arcs portent sur des piliers rectangulaires. L'abside semi-circulaire est voûtée en cul-de-four. Les vestiges actuels comprennent les murs d'enceinte qui protégeaient l'église et la tour crénelée qui surmonte l'abside ; l'appareil est fait de galets et de mortier. Les joints observés sont de deux types, l'un fréquent dans les constructions du XIe siècle, l'autre pouvant correspondre au XIIe siècle. En partie ruiné, l'ancien monastère est inscrit au titre des monuments historiques.