Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Ancien observatoire de la Marine à Nantes en Loire-Atlantique

Ancien observatoire de la Marine

    5 Rue d'Alger
    44000 Nantes
Propriété d'une société privée
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Ancien observatoire de la Marine
Crédit photo : Éric Brosselin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1825
Réforme des écoles d'hydrographie
12 août 1826
Signature du bail
14 août 1827
Inauguration de l'observatoire
1887
Fermeture de l'école
17 décembre 2013
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Nantes. - Ancien observatoire de la Marine : la tour en totalité (lot 14, bâtiment C) (cad. HM 476, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 17 décembre 2013

Personnages clés

Charles X - Roi de France Réorganisa les écoles d’hydrographie en 1825.
Christophe de Chabrol de Crouzol - Ministre de la Marine Initiateur des cours publics et du projet.
Étienne Blon - Architecte Conçut l’école et la tour sur son terrain.
Olivier Sauzereau - Astrophotographe et historien Redécouvrit la tour au XXe siècle.
Jean-Marie Bachelot de La Pylaie - Naturaliste Observa l’éclipse solaire de 1836.

Origine et histoire

L’ancien observatoire astronomique de la Marine de Nantes, édifié au début du XIXe siècle, fait partie d’un ensemble scolaire dédié à l’hydrographie, actif de 1827 à 1887. Situé rue Flandres-Dunkerque-40, ce bâtiment se distingue par sa tour de 27 mètres, conçue pour l’enseignement de la navigation astronomique et le réglage des chronomètres de marine. Son architecture, incluant des voûtes anti-vibrations, reflète une ingénierie adaptée aux besoins scientifiques de l’époque.

La construction est décidée en 1825 par le ministre de la Marine, Christophe de Chabrol de Crouzol, dans le cadre d’une réforme des écoles d’hydrographie sous Charles X. Nantes, classée parmi les ports majeurs, doit disposer d’un observatoire et d’une salle de cours publics. L’architecte Étienne Blon propose un projet sur son propre terrain, loué pour 60 ans, avec un financement partagé entre l’État, la ville et des partenaires privés. Inauguré en 1827, l’édifice abrite aussi une bourse du travail (1893) puis un cinéma (1913-années 1960).

La tour, utilisée pour des observations astronomiques et météorologiques, accueille une lunette méridienne et un régulateur de Berthoud. Son cabinet des montres, au 4e étage, permet de calibrer les instruments de navigation. Après la fermeture de l’école en 1887, le site est racheté par la Caisse d’épargne. Redécouvert au XXe siècle par Olivier Sauzereau, l’observatoire est inscrit aux monuments historiques en 2013 pour son unicité. Aujourd’hui inaccessible, il s’ouvre exceptionnellement lors d’événements patrimoniaux.

Le choix de son emplacement, sur une hauteur sans vis-à-vis, répondait aux exigences scientifiques de visibilité et de stabilité. La rue Flandres-Dunkerque-40, alors en périphérie urbaine, bénéficia d’aménagements accélérés pour desservir le site. Proche des installations portuaires, la tour symbolisait le lien entre la ville, la marine marchande et les avancées techniques de l’époque.

Parmi les événements marquants, l’observatoire a permis d’étudier l’éclipse solaire annulaire de 1836, décrite par Jean-Marie Bachelot de La Pylaie. Les élèves en hydrographie y apprenaient à maîtriser les outils de navigation astronomique, essentiels pour les longs voyages maritimes. Les voûtes en arcs brisés des étages supérieurs, conçues comme amortisseurs, illustrent l’innovation architecturale au service de la précision instrumentale.

Après sa désaffectation scientifique, le bâtiment connut des usages variés : lieu de formation ouvrière (cours publics de géométrie et mécanique), bourse du travail, puis salle de cinéma. Ces transformations reflètent l’adaptation du patrimoine nantais aux besoins sociaux et culturels successifs. L’association Méridienne œuvre aujourd’hui pour sa préservation et sa valorisation, soulignant son rôle dans l’histoire scientifique locale.

Liens externes