Période médiévale Moyen Âge (≈ 1125)
Période d'origine du pèlerinage évoquée par le musée.
Début du XIIIe siècle
Vestiges médiévaux
Vestiges médiévaux Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Construction de l'aile orientale et réception de la charte de privilèges.
1317
Résidence des évêques
Résidence des évêques 1317 (≈ 1317)
Le palais devient la résidence des évêques de Tulle.
XVIIe siècle
Réparations mineures
Réparations mineures XVIIe siècle (≈ 1750)
Quelques réparations sont effectuées, mais le palais reste en ruines.
1868-1872
Reconstruction complète
Reconstruction complète 1868-1872 (≈ 1870)
Reconstruction complète du palais sous l'évêque Alfred Grimardias.
1968
Création du musée
Création du musée 1968 (≈ 1968)
Année de création du Musée d'Art Sacré d'Albiac.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir : Cité religieuse (PA46000020)
Personnages clés
Bernard de Ventadour
Abbé ayant accordé la charte de privilèges en 1223.
Alfred Grimardias
Évêque de Cahors ayant décidé de la reconstruction complète du palais.
Origine et histoire
Le palais abbatial, aujourd'hui musée d'art sacré, conserve des vestiges médiévaux attribuables au début du XIIIe siècle : c'est probablement dans l'aile orientale, « dans la salle neuve de monseigneur l'abbé, au-dessus de la citerne », que les prudhommes de Rocamadour reçurent la charte de privilèges accordée par Bernard de Ventadour en 1223. Les fenêtres du corps de passage sont sans doute légèrement postérieures. Le bâtiment servit de résidence aux abbés lors de leurs séjours à Rocamadour, puis aux évêques de Tulle à partir de la création du nouveau diocèse en 1317. On y reconnaît des aménagements postérieurs à la guerre de Cent Ans ; malgré quelques réparations au XVIIe siècle, le palais était abandonné et en ruines au milieu du XVIIIe siècle. En 1865, la Société Française d'Archéologie exprima des réserves sur des travaux récents de restauration ; malgré cela, l'évêque de Cahors Alfred Grimardias décida une reconstruction complète en conservant « leur caractère et leur physionomie ». Les démolitions commencèrent à la fin de 1868 ; le gros-œuvre, déjà bien avancé en 1870 — date portée sur l'inscription au-dessus de la porte d'entrée —, fut achevé en 1872, au moment du départ de Jean-Baptiste Chevalt de Rocamadour. Quelques aménagements intérieurs furent réalisés par la suite, mais le palais ne fut jamais habité par l'évêque de Cahors, qui fit du château sa résidence de prédilection.