Frise chronologique
1223
Charte de privilèges
Charte de privilèges
1223 (≈ 1223)
Mention d’une salle dans l’aile orientale.
1317
Création du diocèse
Création du diocèse
1317 (≈ 1317)
Passage aux évêques de Tulle.
milieu du XVIIIe siècle
Abandon du palais
Abandon du palais
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Bâtiment en ruines avant reconstruction.
1868-1872
Reconstruction par Chevalt
Reconstruction par Chevalt
1868-1872 (≈ 1870)
Travaux dirigés par l’évêque Grimardias.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir : Cité religieuse (PA46000020)
Personnages clés
| Bernard de Ventadour - Seigneur local |
Octroie une charte en 1223. |
| Jean-Baptiste Chevalt - Architecte |
Reconstruit le palais au XIXe siècle. |
| Alfred Grimardias - Évêque de Cahors |
Commanditaire de la reconstruction. |
| Jean Rocacher - Historien |
Analyse les vestiges en 1979. |
Origine et histoire
L’ancien palais abbatial de Rocamadour, aujourd’hui musée d’art sacré, correspond à un ensemble architectural édifié par Jean-Baptiste Chevalt au XIXe siècle. Il comprend une aile orientale accolée à la chapelle Saint-Jean-Baptiste, desservie par deux escaliers en vis, ainsi qu’un corps de passage prolongé par une aile méridionale. Peu de vestiges médiévaux subsistent, à l’exception de l’élévation extérieure de l’aile orientale, partiellement conservée à hauteur des soubassements. Les façades sur le parvis ont été reconstruites en reprenant partiellement les dispositions d’origine, avec réemploi de modillons et d’appuis de fenêtres.
Les dessins, gravures et photographies du XIXe siècle, ainsi que les relevés de Jean-Baptiste Chevalt, permettent de connaître les vestiges disparus. Une analyse de Jean Rocacher (1979) suggère que le corps de passage au-dessus du grand escalier comportait deux niveaux d’habitation, avec des baies à colonnettes et arcs brisés. Une salle mentionnée dans une charte de 1223, située dans l’aile orientale, atteste d’une construction datant du début du XIIIe siècle. Les fenêtres du corps de passage pourraient dater de la même époque.
Le palais servit de résidence aux abbés de Rocamadour, puis aux évêques de Tulle après 1317. Endommagé après la guerre de Cent Ans et malgré des réparations au XVIIe siècle, il était en ruines au XVIIIe siècle. En 1868, l’évêque de Cahors, Alfred Grimardias, décida une reconstruction quasi totale, conservant seulement le « caractère et la physionomie » originels. Les travaux, dirigés par Jean-Baptiste Chevalt, s’achevèrent vers 1872, mais l’édifice ne fut jamais occupé par l’évêque, préférant le château de Rocamadour.
Le musée actuel occupe une partie du palais abbatial, incluant le « chauffoir des moines », dont les fenêtres, similaires à celles de l’aile orientale, furent recréées par Chevalt. Les vestiges médiévaux, bien que rares, offrent un témoignage partiel de l’architecture du XIIIe siècle, tandis que les reconstructions du XIXe siècle reflètent une interprétation romantique du patrimoine.
Conditions de visite
Téléphone : 05 65 33 23 23