Achat du terrain 1447 (≈ 1447)
Financement par la Généralité de Catalogne (2 200 livres).
20 mai 1450
Début des travaux
Début des travaux 20 mai 1450 (≈ 1450)
Premier versement de 1 066 livres.
1659
Rattachement à la France
Rattachement à la France 1659 (≈ 1659)
Traité des Pyrénées, occupation française.
1866
Intégration à l’hôtel de ville
Intégration à l’hôtel de ville 1866 (≈ 1866)
Cession par l’État à Perpignan.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de justice (ancien) , attenant à la mairie : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Marc Safont - Maître d’œuvre (*mestre de cases*)
Dirigea la construction, expert en calcaire nummulitique.
Bernard Aybri - Auditeur triennal
Responsable de l’achat du terrain (1447).
Origine et histoire de l'ancien palais de justice
L’ancien palais de justice de Perpignan, aussi appelé palais de la Députation, fut construit au XVe siècle pour abriter la Diputació al General, représentation permanente du pouvoir politique catalan dans le comté du Roussillon. Financé par la Généralité de Catalogne, il remplaça un terrain acheté en 1447 pour 2 200 livres barcelonaises. Les travaux, dirigés par le maître d’œuvre Marc Safont, débutèrent rapidement, avec un premier versement de 1 066 livres en 1450. Safont, déjà impliqué dans la construction du palais de la Généralité à Barcelone, utilisa du calcaire nummulitique de Monjuic pour sculpter des colonnettes fines et résistantes, typiques du style gothique catalan.
Situé sur l’ancienne place du Pain (actuelle place de la Loge), cœur commercial et politique de Perpignan, le palais voisinait avec la Loge de mer, l’hôtel de ville et la Bourse des marchands. Sa façade arrière donne sur la rue de la Barre. À l’origine, le bâtiment comprenait deux ailes symétriques aux portails monumentaux en plein cintre, entourant un patio. Les ailes supplémentaires et la transformation de l’aile gauche au XVIIIe siècle (escalier en pierre, rampe en fer forgé) modifièrent son aspect initial, tout en conservant des éléments médiévaux comme un puits en marbre.
Après le traité des Pyrénées (1659) et le rattachement du Roussillon à la France, le palais abritera le Conseil Souverain du Roussillon, puis le tribunal de première instance. En 1866, la ville de Perpignan l’intégra à l’hôtel de ville voisin. Classé monument historique en 1886, il illustre aujourd’hui l’héritage catalan de la région et son évolution institutionnelle, mêlant architecture gothique et adaptations françaises. Ses fenêtres trilobées, chapiteaux feuillus et portes semi-circulaires en font un exemple remarquable du patrimoine occitan.