Centre politique et commercial Moyen Âge (≈ 1125)
La place de la Loge devient le centre politique et commercial de Perpignan.
XIVe siècle
Construction du palais
Construction du palais XIVe siècle (≈ 1450)
Conception et construction du palais pour abriter la Diputació al General.
1659
Rattachement à la France
Rattachement à la France 1659 (≈ 1659)
Après le rattachement du Roussillon à la France, le bâtiment est occupé par le Conseil Souverain du Roussillon.
XVIIIe siècle
Transformation de l'aile gauche
Transformation de l'aile gauche XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'aile gauche est transformée dans le style de l'architecture française.
1866
Intégration à l'hôtel de ville
Intégration à l'hôtel de ville 1866 (≈ 1866)
Le palais est cédé à la ville et intégré à l'hôtel de ville.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais de justice (ancien) , attenant à la mairie : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Marc Safont
Maître d'œuvre responsable de la construction du palais de la Députation.
Origine et histoire de l'ancien palais de justice
L'ancien palais de justice de Perpignan, aussi nommé palais de la Députation, se dresse place de la Loge, centre politique et commercial de la ville depuis le Moyen Âge, sa façade arrière donnant sur la rue de la Barre. Conçu pour abriter la représentation permanente de la "Diputació al General" ou "Generalitat", il fut financé par des versements destinés à l'achat du terrain et à la construction, et Marc Safont en assura la maîtrise d'œuvre. Après le rattachement du Roussillon à la France, le bâtiment fut occupé par le Conseil Souverain du Roussillon puis par le tribunal de première instance ; il fut ensuite cédé à la ville et intégré à l'hôtel de ville en 1866. L'édifice, attenant à la mairie, est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juillet 1886. Architectoniquement, le palais présente des façades sobres et symétriques percées de majestueuses portes semi-circulaires et de fenêtres trilobées reposant sur de fines colonnettes aux chapiteaux à motifs de feuillage, dans un langage gothique de grande pureté. Ces colonnettes monolithes, d'une minceur remarquable, ont été taillées dans du calcaire nummulitique de Monjuic, matériau qui permet des colonnes de plus de deux mètres de hauteur et de faible diamètre capables de reprendre d'importantes charges. À l'origine, le palais comprenait deux ailes aux façades identiques sur les rues de la Barre et de la Loge, avec au rez-de-chaussée un portail à arc en plein cintre extradossé et de gigantesques voussoirs d'environ deux mètres. L'édifice comprend aujourd'hui quatre ailes entourant un patio, les deux ailes supplémentaires ayant été ajoutées ultérieurement. L'aile gauche a été transformée au XVIIIe siècle dans le style de l'architecture française : sa porte est ornée d'une agrafe centrale et elle dessert un escalier droit en pierre pourvu d'une rampe en fer forgé. La cour conserve un ancien puits à margelle en marbre.