Frise chronologique
XIe siècle
Origines du site
Origines du site
XIe siècle (≈ 1150)
Refuge des archevêques de Cambrai
1695-1715
Époque de Fénelon
Époque de Fénelon
1695-1715 (≈ 1705)
Archevêque éponyme du palais
1812
Transformation industrielle
Transformation industrielle
1812 (≈ 1812)
Devenu filature de coton
XVIIIe siècle
Reconstruction par Brongniart
Reconstruction par Brongniart
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Portail néoclassique emblématique
1944
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
1944 (≈ 1944)
Inscrit aux monuments historiques
1952
Création du musée Matisse
Création du musée Matisse
1952 (≈ 1952)
Inauguration avec 82 œuvres léguées
1982
Installation au Palais Fénelon
Installation au Palais Fénelon
1982 (≈ 1982)
Transfert depuis l’hôtel de ville
2002
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
2002 (≈ 2002)
Réouverture après trois ans de travaux
2024
Nouvelle extension
Nouvelle extension
2024 (≈ 2024)
Surface portée à 5 000 m²
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal et des ailes en retour sur la cour d'honneur ; cour d'honneur et clôture extérieure ; parc situé derrière le palais : inscription par arrêté du 19 décembre 1944
Personnages clés
| François de Salignac de La Mothe-Fénelon - Archevêque de Cambrai (1695-1715) |
Donne son nom au palais |
| Théodore Brongniart - Architecte du XVIIIe siècle |
Reconstruit le palais et son portail |
| Henri Matisse - Peintre et fondateur du musée |
Lègue 82 œuvres en 1952 |
| Auguste Herbin - Artiste abstrait local |
Donne 24 œuvres en 1956 |
| Roland Grimaldi - Sénateur-maire du Cateau-Cambrésis |
Initiateur du transfert en 1982 |
| Patrice Deparpe - Directeur du musée depuis 2014 |
Supervise les récentes extensions |
| Bernard Desmoulin - Architecte contemporain |
Conçoit l’extension de 2024 |
Origine et histoire
Le site du Palais Fénelon est occupé depuis le XIe siècle par les archevêques de Cambrai, servant de refuge médiéval. Il doit son nom à François de Salignac de La Mothe-Fénelon, archevêque de 1695 à 1715. Reconstruit au XVIIIe siècle par l’architecte Théodore Brongniart, il arbore un portail néoclassique monumental. Après la Révolution, le bâtiment devient une caserne autrichienne, puis une filature de coton en 1812, avant d’être racheté par la ville en 1883 pour y installer une école, un marché couvert et un jardin public. Inscrit aux monuments historiques en 1944, il accueille depuis 1982 le musée Matisse, créé à l’initiative du peintre en 1952.
Le musée Matisse, unique musée fondé par l’artiste de son vivant, est inauguré en 1952 dans l’hôtel de ville du Cateau-Cambrésis, sa ville natale. Matisse y lègue 82 œuvres et en organise lui-même la disposition, bien qu’il ne verra jamais le musée achevé, décédant en 1954. En 1956, Auguste Herbin, autre artiste local, enrichit les collections avec 24 œuvres. Le musée s’installe dans le Palais Fénelon en 1982 sous l’impulsion du maire Roland Grimaldi, devenant départemental en 1992. Il subit des agrandissements majeurs en 2002 et 2024, passant à 5 000 m2 d’espace d’exposition, et reçoit en 2008 la donation Tériade, incluant des œuvres de Picasso, Chagall et Miró.
Le Palais Fénelon, propriété du conseil départemental, allie patrimoine architectural et vocation muséale. Son parc et ses façades, protégés depuis 1944, encadrent aujourd’hui un musée labellisé « Musée de France » depuis 2003. Les collections, centrées sur Matisse (783 œuvres), Herbin (92 œuvres) et Tériade (590 œuvres), en font un lieu majeur pour l’art moderne. Le bâtiment, marqué par son portail néoclassique et son histoire mouvementée (caserne, filature, école), symbolise la reconversion patrimoniale au service de la culture.
Les expositions temporaires, comme Henri Matisse, comment j’ai fait mes livres (2024-2025), et les donations successives (famille Matisse, Tériade) dynamisent la programmation. Le musée, dirigé par Patrice Deparpe depuis 2014, mise sur des agrandissements récents (2024) pour moderniser son parcours. Son ancrage local, lié à la naissance de Matisse et d’Herbin dans la région, en fait un acteur culturel clé des Hauts-de-France, attirant un public national et international.