Reconstruction sous Pierre de Bonsi 1663-1669 (≈ 1666)
Corps de logis et ailes symétriques édifiés.
fin XVIIIe siècle
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Gypseries remarquables ajoutées.
2002
Travaux majeurs
Travaux majeurs 2002 (≈ 2002)
Restauration pour usage judiciaire.
2014
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2014 (≈ 2014)
Protection totale du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien palais épiscopal en totalité, y compris la cour d'honneur avec sa clôture et les jardins en terrasse, tel que délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. LZ 149) : classement par arrêté du 6 juin 2014
Personnages clés
Pierre de Bonsi - Évêque de Béziers
Commanditaire de la reconstruction (1663-1669).
Origine et histoire
L’ancien palais épiscopal de Béziers, intégré à l’ensemble épiscopal incluant la cathédrale Saint-Nazaire, fut reconstruit entre 1663 et 1669 sous l’épiscopat de Pierre de Bonsi. Le projet adopta le modèle d’un hôtel à la française, avec un corps de logis encadré par des ailes symétriques, une cour d’honneur, et des terrasses enserrées. Les toits bas, dotés de corniches locales, reflétaient des contraintes techniques (manque de charpentiers qualifiés) et climatiques (vents fréquents), écartant le grand comble alors prisé.
Les intérieurs, bien que transformés par leur usage judiciaire (tribunal depuis 1945), conservent des gypseries exceptionnelles de la fin du XVIIIe siècle, notamment dans la grande salle et la chambre de l’évêque. La clôture sur rue fut refaite au XVIIIe siècle, et des aménagements ultérieurs eurent lieu aux XIXe et XXe siècles (travaux majeurs en 2002). Le palais, classé en 2014, inclut cour, jardins en terrasse et clôture dans sa protection.
Le monument incarne l’évolution architecturale et fonctionnelle d’un lieu de pouvoir religieux vers une institution civile. Son organisation spatiale classique (salons axiaux, pièces intimes latérales) et ses décors témoignent des standards aristocratiques de l’Ancien Régime, adaptés aux spécificités locales. La propriété départementale assure aujourd’hui sa préservation, tout en limitant l’accès public à ses fonctions judiciaires.