Frise chronologique
XVIIIe siècle
Création du parc à l'anglaise
Création du parc à l'anglaise
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Domaine paysager du duc d’Orléans.
1944
Décision de construire un lycée
Décision de construire un lycée
1944 (≈ 1944)
Projet initial comme annexe de Charlemagne.
1956
Autonomie du lycée Albert Schweitzer
Autonomie du lycée Albert Schweitzer
1956 (≈ 1956)
Établissement indépendant conçu par Raymond Petit.
17 février 1982
Première protection des vestiges
Première protection des vestiges
17 février 1982 (≈ 1982)
Classement chenil, grange, pavillons et pièce d’eau.
16 juillet 2002
Protection étendue au lycée
Protection étendue au lycée
16 juillet 2002 (≈ 2002)
Inclusion du bâtiment principal et gymnase.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des parties subsistantes de l'ancien chenil ; ancienne grange de la ferme (église Saint-Louis) ; ancienne pièce d'eau de l'orangerie ; façades et toitures du pavillon de l'horloge de la maison du Régisseur (ancien hameau anglais) ; façades et toitures de la maison du jardinier (ancien hameau anglais) (cad. Le Raincy AI 179 ; AC 316 ; AB 55, 150, 346) ; fabriques ; façades et toitures des deux anciens pavillons de garde, 9, allée Danièle-Casanova et 60, avenue Aristide-Briand (cad. Les Pavillons-sous-Bois AL 121, 127) : inscription par arrêté du 17 février 1982 - Lycée Albert Schweitzer, 6, allée Valère-Lefebvre : l'emprise au sol du parc du lycée, le bâtiment principal d'enseignement en totalité, le petit gymnase et son amphithéâtre de plein air en totalité, les façades et toitures du bâtiment du restaurant et ses extensions, et les façades et toitures de l'orangerie, ainsi que les portiques de liaison des bâtiments précités (cad. Le Raincy AB 346) : inscription par arrêté du 16 juillet 2002
Personnages clés
| Raymond Petit - Architecte |
Conçoit le lycée en 1956. |
| Duc d'Orléans - Propriétaire initial |
Crée le parc au XVIIIe siècle. |
Origine et histoire
Le site de l’ancien parc à l'anglaise du duc d'Orléans au Raincy, créé au XVIIIe siècle, était à l’origine un vaste domaine paysager dont il ne subsiste aujourd’hui qu’une pièce d’eau dite de l’orangerie et quelques fabriques architecturales. Ce parc, partiellement situé sur la commune des Pavillons-sous-Bois, reflétait le goût des élites pour les jardins pittoresques inspirés des modèles anglais, combinant nature et artifice avec des éléments comme des pavillons, un chenil ou une grange transformée ultérieurement en église Saint-Louis.
En 1944, la décision est prise d’y implanter un lycée, initialement conçu comme une annexe du lycée parisien Charlemagne. Le projet évolue pour devenir un établissement autonome en 1956, confié à l’architecte Raymond Petit. Celui-ci conçoit un bâtiment principal de 220 mètres de long, suspendu sur une plate-forme de béton, accompagné d’un gymnase, d’un réfectoire et de logements pour le personnel. Ce lycée moderne, le lycée Albert Schweitzer, s’intègre ainsi dans un site chargé d’histoire, mêlant héritage du XVIIIe siècle et architecture fonctionnaliste du milieu du XXe.
Les protections au titre des Monuments Historiques interviennent en deux temps : un premier arrêté en 1982 classe les vestiges du parc (chenil, grange, pavillon de l’horloge, maison du jardinier), puis un second en 2002 étend la protection au lycée lui-même, incluant son emprise au sol, le bâtiment principal, le gymnase et l’orangerie. Ces mesures soulignent la valeur patrimoniale d’un ensemble où cohabitent un paysage historique et une réalisation scolaire emblématique de la Reconstruction.
Aujourd’hui, le site illustre la superposition des époques : les fabriques du XVIIIe siècle, comme les pavillons de garde ou la pièce d’eau, dialoguent avec l’architecture brutaliste de Raymond Petit. La propriété du site est partagée entre l’État, la commune, des privés et des associations, reflétant sa complexité administrative et son ancrage dans le territoire francilien.