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Ancien petit séminaire à Saint-Pé-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées

Ancien petit séminaire

    1 Bis Rue Monseigneur Laurence
    65270 Saint-Pé-de-Bigorre
Propriété d'une association
Ancien petit séminaire
Ancien petit séminaire
Ancien petit séminaire
Ancien petit séminaire
Crédit photo : Mj.galais - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1822
Fondation du séminaire
1859
Fresque d'Anatole Dauvergne
2008
Protection de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle en totalité, y compris le porche d'entrée donnant sur la cour et l'oratoire de la Vierge situé au sud de ce porche et les éléments de sculpture romane remployés dans la chapelle et dans le porche (cad. AB 33) : inscription par arrêté du 14 août 2008

Personnages clés

Anatole Dauvergne - Peintre Auteur de la fresque de l’abside (1859).
René-Marie Castaing - Peintre Auteur des toiles marouflées des saints.
Dausset - Architecte Maître d’œuvre des bâtiments du séminaire.

Origine et histoire

L’ancien petit séminaire de Saint-Pé-de-Bigorre fut fondé en 1822, réutilisant partiellement des vestiges de l’ancienne abbaye dans son aile est. Organisé autour d’une cour évoquant un cloître, l’ensemble intègre des éléments médiévaux, comme des chapiteaux romans historiés ou végétaux, remontés dans la chapelle pour soutenir la tribune d’orgue. Ces chapiteaux proviennent du cloître disparu de l’abbaye, témoignant d’un héritage architectural plus ancien.

La chapelle, édifice central du séminaire, se distingue par sa nef unique terminée à l’ouest par un chevet à abside centrale flanquée de deux absidioles. Son plafond polychrome et sa structure rappellent les basiliques paléochrétiennes ou carolingiennes. Deux ensembles picturaux majeurs ornent l’abside : une fresque monumentale d’Anatole Dauvergne (1859), commandée par l’État, illustrant une parabole du Christ, et dix toiles marouflées de René-Marie Castaing représentant des saints locaux ou marquants de l’histoire religieuse française.

Les protections officielles concernent la chapelle dans son intégralité, incluant le porche d’entrée, l’oratoire de la Vierge, et les éléments sculpturaux romans réemployés. Le site, propriété d’une association, reflète à la fois une vocation éducative et religieuse, tout en préservant un patrimoine artistique et architectural composite, mêlant héritage médiéval et créations du XIXe siècle.

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