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Ancien phare du Mont-Saint-Loup à Agde dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine maritime Phare classé MH

Ancien phare du Mont-Saint-Loup

  • Mont-Saint-Loup
  • 34300 Agde
Crédit photo : Tournasol7 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
34300 Agde, Mont-Saint-Loup

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1825
Programme des 51 phares de Rossel
1834-1836
Construction du phare
1903
Transformation en sémaphore
1970
Utilisation par les Affaires Maritimes
1988
Rénovation du bâtiment
2000
Fermeture définitive
12 octobre 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien phare en totalité (cad. KP 15) : inscription par arrêté du 12 octobre 2011

Personnages clés

Rossel - Ingénieur ou responsable du programme A l’origine du réseau de 51 phares.

Origine et histoire de l'ancien phare

Le phare du Mont-Saint-Loup, situé à Agde, a été construit entre 1834 et 1836 dans le cadre du programme des 51 phares de Rossel initié en 1825. Ce projet visait à renforcer le réseau d’éclairage côtier français. Le phare adopte une architecture fonctionnelle et robuste, typique des premiers grands phares méditerranéens : une tour carrée entourée de huit salles, incluant cuisine et réfectoire, le tout ceint d’une enceinte évoquant les redoutes militaires. Ses murs épais en basalte et sa structure talutée reflètent une conception à la fois utilitaire et défensive.

À l’origine, le phare du Mont-Saint-Loup était une maison-phare conçue pour abriter les gardiens et les équipements techniques. Un escalier central menait à la salle de veille, surmontée de la salle des machines, tandis qu’un niveau souterrain abritait une citerne. En 1903, avec la mise en service du phare du Mont Saint-Clair à Sète, le site d’Agde perd sa fonction d’éclairage et est converti en sémaphore par la Marine Nationale. Désaffecté en 1970, il est ensuite utilisé par les Affaires Maritimes avant d’être rénové en 1988 et définitivement fermé en 2000.

L’ancien phare, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2011, illustre l’évolution des infrastructures maritimes du XIXe siècle. Son architecture, marquée par l’emploi de basalte local et des formes fortifiées, témoigne des préoccupations techniques et stratégiques de l’époque. Bien que sa vocation initiale ait disparu, le bâtiment reste un vestige notable du patrimoine industriel et militaire de l’Occitanie, lié à l’histoire de la navigation en Méditerranée.

Liens externes

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