Construction de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Chapelle Notre-Dame de la Pitié bâtie par Jacques Thibault.
8 juin 1763
Visite épiscopale
Visite épiscopale 8 juin 1763 (≈ 1763)
Visite de Mgr de Saint-Auclaire, évêque de Poitiers.
22 septembre 1943
Classement monument historique
Classement monument historique 22 septembre 1943 (≈ 1943)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
août 1944
Destruction partielle
Destruction partielle août 1944 (≈ 1944)
Pont endommagé par les troupes allemandes.
1966
Construction du nouveau pont
Construction du nouveau pont 1966 (≈ 1966)
Remplacement par un ouvrage moderne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de Taizon (ancien), sur le Thouet : inscription par arrêté du 22 septembre 1943
Personnages clés
Jacques Thibault - Commanditaire de la chapelle
Fit bâtir la chapelle pour son épouse.
Jeanne Mestreau - Épouse de Jacques Thibault
Dédicataire de la chapelle Notre-Dame.
Monseigneur de Saint-Auclaire - Évêque de Poitiers
Visita la chapelle en 1763.
Origine et histoire
L’ancien pont de Taizon, construit au XIIIe siècle dans un style roman, enjambe le Thouet entre les communes d’Argenton-l’Église et Saint-Martin-de-Sanzay. Ses arches en cintre brisé et à double voussure, typiques de l’architecture médiévale, lui valent une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 septembre 1943. Une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Pitié, édifiée au centre du pont par Jacques Thibault pour son épouse Jeanne Mestreau, accueillait des offices célébrés par les curés des paroisses voisines. L’évêque de Poitiers, Mgr de Saint-Auclaire, y effectua une visite pastorale en 1763.
Durant la Seconde Guerre mondiale, en août 1944, le pont fut partiellement détruit par les troupes allemandes. Après le conflit, une arche en bois et un pont provisoire (pont Bellay) furent installés jusqu’en 1966, date à laquelle un nouvel ouvrage, plus large, fut construit à proximité pour répondre à la circulation automobile croissante. L’ensablement progressif du Thouet et la végétation envahissante ensevelirent les arches et piles du pont médiéval, aggravant les risques d’inondation pour les riverains. Des travaux de désensablage entrepris récemment, après l’acquisition de parcelles par la commune, ont permis de dégager les vestiges du pont, ainsi que les fondations de la chapelle et d’une guérite liée au droit de passage.
Le pont de Taizon était soumis à une dîme au Moyen Âge : les paysans devraient y verser une partie de leur récolte de seigle aux Hospitaliers de la commanderie de Prailles, membres de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce système de taxation reflétait l’importance stratégique du pont comme point de passage et source de revenus pour les communautés religieuses locales. Les fouilles ont également révélé les traces de cette activité, ainsi que des éléments architecturaux liés à la chapelle disparue.
Aujourd’hui, bien que les travaux de restauration aient été interrompus, le site reste un témoignage majeur du patrimoine médiéval des Deux-Sèvres. Son histoire, marquée par des destructions et des reconstructions, illustre les défis de la préservation des monuments historiques face aux aléas naturels et humains. L’association locale pour la conservation du pont milite pour sa sauvegarde et sa valorisation touristique.
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