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Ancien pont suspendu de Mirabeau dans le Vaucluse

Ancien pont suspendu de Mirabeau

    84120 Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Ancien pont suspendu de Mirabeau
Crédit photo : Yelkrokoyade - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1831
Inauguration du premier pont suspendu
1843 (2 novembre)
Destruction par crue millénale
1845
Reconstruction du pont suspendu
1935
Remplacement par un pont en béton
17 août 1944
Destruction par les résistants
1988 (6 juillet)
Classement des piles aux MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voir commune de : Jouques (13)

Personnages clés

Jean-François Théophile Sauzet - Ingénieur et concessionnaire Conçoit le pont suspendu de 1831.
Chaffard - Nouveau concessionnaire en 1845 Reprend la gestion après procès.
Antoine Sartorio - Sculpteur du pont de 1935 Auteur des bas-reliefs départementaux.

Origine et histoire

Le pont suspendu de Mirabeau, situé entre Vaucluse et Bouches-du-Rhône, fut édifié pour remplacer un bac à traille médiéval utilisé depuis le XIIIe siècle. Ce lieu stratégique, dans le défilé de Canteperdrix, vit plusieurs ponts détruits par les crues de la Durance (1440, 1635, 1843, 1881), reflétant les défis posés par cette rivière aux débits extrêmes. Les piles actuelles, construites en 1845 après l’effondrement du pont de 1835, sont les derniers vestiges de l’ouvrage conçu par Jean-François Théophile Sauzet, caractérisé par ses portiques néo-romans.

Le premier pont suspendu, livré en 1831 avec une portée de 150 mètres, fut emporté par une crue en 1843. Reconstruit en 1845, il fut concédé à Chaffard après un procès opposant Sauzet, qui refusait d’assumer seul les coûts de réparation. Le péage, lucratif, rapportait 28 000 francs annuels pour un investissement de 210 000 francs. Pendant la Première Guerre mondiale, le pont fut détruit, puis remplacé en 1935 par un ouvrage en béton armé orné de sculptures symbolisant les quatre départements riverains.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les résistants firent sauter le pont le 17 août 1944 pour entraver la retraite allemande. Un pont provisoire fut installé par les Alliés trois jours plus tard. Le pont suspendu, reconstruit en 1947, fut définitivement remplacé en 1989 par l’actuel pont en dalle. Les piles néo-romanes de 1845, classées monuments historiques en 1988, rappellent aujourd’hui cette histoire mouvementée, liée aux enjeux stratégiques et économiques de la traversée de la Durance.

Le site est aussi associé à une chanson populaire provençale, Au pont de Mirabèu, évoquant une légende locale où une jeune lavandière, Catharina, perd une bague offerte par un chevalier. Cette mélodie, aux variantes occitanes, illustre le patrimoine culturel immatériel lié au monument. Les frises des anciens piliers, représentant les départements limitrophes (Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse), sont désormais exposées près du giratoire actuel.

Liens externes

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