Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1844-1848
Construction du pont
Construction du pont 1844-1848 (≈ 1846)
Pont construit selon le modèle Seguin.
1882
Améliorations par Arnodin
Améliorations par Arnodin 1882 (≈ 1882)
Innovations techniques appliquées au pont.
1887-1892
Restauration après crues
Restauration après crues 1887-1892 (≈ 1890)
Réparations suite aux inondations répétées.
2 juin 1986
Inscription des façades
Inscription des façades 2 juin 1986 (≈ 1986)
Protection maison du gardien.
19 juin 2014
Classement du pont
Classement du pont 19 juin 2014 (≈ 2014)
Protection définitive du pont.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de la maison du gardien (cad. A 60) : inscription par arrêté du 2 juin 1986, rectifié par arrêté du 5 février 2019 - Le pont suspendu franchissant la Durance sur les communes de Mallemort (Bouches-du-Rhône) et de Mérindol (Vaucluse) (cad. domaine public, non cadastré) : classement par arrêté du 19 juin 2014
Personnages clés
Frères Seguin - Ingénieurs et concepteurs
Modèle original du pont.
Ferdinand Arnodin - Ingénieur innovateur
Améliorations techniques apportées.
Origine et histoire du Pont suspendu
Le pont suspendu de Mallemort, construit entre 1844 et 1848, est un ouvrage d’art emblématique de la première génération des ponts métalliques. Il suit le modèle des ponts suspendus « à fil de fer » des Frères Seguin, amélioré par les innovations techniques de l’ingénieur Ferdinand Arnodin à partir de 1882. Ce pont, aujourd’hui hors d’usage, reliait initialement les communes de Mallemort (Bouches-du-Rhône) et Mérindol (Vaucluse) en franchissant la Durance.
Endommagé par les crues successives de 1872, 1881 et 1886, le pont a fait l’objet de restaurations et consolidations entre 1887 et 1892. Il se distingue par ses suspentes en fil de fer, une innovation technique qui remplaçait les chaînes utilisées dans les modèles anglo-saxons. Les façades et toitures de la maison du gardien, ainsi que le pont lui-même, ont été protégés par des inscriptions et classements aux monuments historiques, respectivement en 1986 et 2014.
Aujourd’hui, le pont est inaccessible et en très mauvais état, avec un tablier en bois dégradé et des accès murés. Propriété du département, il témoigne de l’évolution des techniques de construction métallique au XIXe siècle et de leur adaptation aux contraintes naturelles, comme les crues fréquentes de la Durance. Son architecture et son histoire reflètent les défis techniques et environnementaux de l’époque.