Don de l'évêque de Lisieux 1240 (≈ 1240)
Guillaume de Pont-de-l'Arche offre le patronage à Joyenval
XIIIe siècle
Fondation par les Prémontrés
Fondation par les Prémontrés XIIIe siècle (≈ 1350)
Création du prieuré lié à Joyenval
1792
Émigration du dernier prieur
Émigration du dernier prieur 1792 (≈ 1792)
François Duriez quitte le prieuré
24 avril 1954
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 24 avril 1954 (≈ 1954)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des deux bâtiments (l'un en pierre, l'autre en pans de bois) : inscription par arrêté du 24 avril 1954
Personnages clés
Guillaume de Pont-de-l'Arche - Évêque de Lisieux
Offre le patronage en 1240
François Duriez - Dernier prieur
Émigré en 1792, revenu en 1802
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-André-d'Hébertot est un ancien monastère situé dans le département du Calvados, en Normandie. Fondé au XIIIe siècle par les Prémontrés de l'abbaye de Joyenval, il est mentionné dès 1240 lorsque l'évêque de Lisieux, Guillaume de Pont-de-l'Arche, offre le patronage de l'église à cette abbaye. Les religieux y établissent un lieu de repli, probablement le presbytère voisin.
Les bâtiments actuels, datant des XIIe, XVIIe et XVIIIe siècles, mêlent deux styles architecturaux : un corps en pierre de tuffeau et un autre à pans de bois. Le site conserve des éléments remarquables comme la cuisine en saillie et les logements des religieux. Le dernier prieur, François Duriez, émigre en 1792 avant de revenir dix ans plus tard.
Inscrit aux monuments historiques depuis le 24 avril 1954 pour ses façades et toitures, le prieuré est aujourd’hui propriété communale. Après avoir perdu sa vocation religieuse, il abrite désormais un restaurant. Son histoire reflète les transformations des établissements monastiques en Normandie, entre vie spirituelle, adaptations architecturales et réaffectations contemporaines.
Les sources historiques, comme les travaux de F. Becart (1977) ou Yves Lecouturier (2001), soulignent son rôle démographique et patrimonial dans la région. L’édifice illustre aussi l’influence des Prémontrés, ordre réformateur du XIIe siècle, dont l’implantation en Normandie a marqué le paysage religieux et architectural.