Fondation initiale 1092 (≈ 1092)
Don de la chapelle castrale par Girard d’Arnay.
1451
Chapelle Sainte-Catherine
Chapelle Sainte-Catherine 1451 (≈ 1451)
Première chapelle érigée après reconstruction.
XVe siècle (vers 1450)
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef XVe siècle (vers 1450) (≈ 1550)
Mépart établi par le chancelier Rolin.
1601
Aménagements du chœur
Aménagements du chœur 1601 (≈ 1601)
Travaux de style flamboyant et plafond Renaissance.
1752
Façade néo-classique
Façade néo-classique 1752 (≈ 1752)
Refonte de la façade et suppression de l’orgue.
1875
Classement MH
Classement MH 1875 (≈ 1875)
Protection au titre des monuments historiques.
2012
Restauration et découverte
Restauration et découverte 2012 (≈ 2012)
Travaux révélant quatre sarcophages mérovingiens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Laurent et porte : classement par liste de 1875
Personnages clés
Girard d’Arnay - Seigneur local
Donateur de la chapelle en 1092.
Nicolas Rolin - Chancelier de Bourgogne
Établit un mépart pour la reconstruction (XVe).
Nicolas Guiot - Organiste
Dernier titulaire avant démontage de l’orgue (1749).
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent d’Arnay-le-Duc, classée monument historique en 1875, trouve ses origines en 1092 lorsque Girard d’Arnay offre une chapelle castrale à la ville. Cet édifice primitif, dédié à saint Laurent, est reconstruit et agrandi au fil des siècles. Au XVe siècle, le chancelier Rolin établit un mépart, permettant la reconstruction de la nef et des bas-côtés. La chapelle Sainte-Catherine, première extension, est érigée en 1451. En 1601, la communauté religieuse, forte de six membres, entreprend des travaux d’aménagement du chœur et des chapelles de style flamboyant, suivis de la réalisation du plafond Renaissance de la chapelle Saint-Joseph.
Au XVIIIe siècle, la façade principale et le vestibule sont refaits dans un style néo-classique en 1752, entraînant le démontage de l’orgue. Le dôme, de style Jésuite, est ajouté en 1811, tandis que la voûte primitive en pierre est remplacée par une voûte en bois en 1859. Lors de la restauration de 2012, quatre sarcophages mérovingiens ont été découverts, révélant une occupation ancienne du site. L’église abrite aujourd’hui dix chapelles, des œuvres d’art classées (statues, peintures, objets liturgiques) et un plafond Renaissance bourguignon remarquable dans la chapelle des défunts.
L’édifice illustre ainsi une superposition de styles architecturaux, du gothique flamboyant au néo-classique, reflétant son évolution sur près de sept siècles. Son rôle religieux et communautaire s’est maintenu, comme en témoignent les ajouts successifs et les restaurations contemporaines. La protection au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier et ses découvertes archéologiques.