Frise chronologique
1083
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1083 (≈ 1083)
Construction par Raynaud de Thiviers, évêque.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du prieuré actuel.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout de la bibliothèque peinte.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Conséquence de la Révolution française.
2002–2008
Classements MH
Classements MH
2002–2008 (≈ 2005)
Protection progressive des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'aile est comprenant la bibliothèque et une galerie de l'ancien cloître ; l'aile sud comprenant la deuxième galerie subsistante du cloître ; le sol de la cour intérieure (cad. B 493) ; l'aile ouest (cad. B 480) ; le jardin (cad. B 494) ; le mur de clôture du jardin, avec sa tour, mur mitoyen entre les parcelles B 494 et B 495 : inscription par arrêté du 25 juillet 2002 - La bibliothèque située au rez-de-chaussée de l'aile est (cad. B 493) : classement par arrêté du 17 février 2003 - Le moulin et son bief, la maison du meunier et les dépendances ouest (dont une grange) (cad. B 476 : moulin, 475 : bief, 477 : partie nord de la maison du meunier, 478 : partie sud de la maison du meunier, 476 et 493 : dépendances) : inscription par arrêté du 19 mars 2008
Personnages clés
| Raynaud de Thiviers - Évêque de Périgueux |
Fonda le prieuré en 1083. |
| Nicolas Poussin - Peintre baroque |
Auteur de l’œuvre reproduite au plafond. |
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Jean-de-Côle fut construit au XVIe siècle puis remanié au XVIIe siècle, comme en témoignent ses ailes conservées. Il s’agit d’un ancien établissement religieux accolé à l’église locale et bordant la rivière Côle. Les ailes sud et est abritent les dernières galeries du cloître médiéval (fin XVe–début XVIe siècle), tandis qu’un bâtiment du XVIIe, incluant une bibliothèque ornée d’un plafond peint (inspiré d’une œuvre de Nicolas Poussin), surplombe des substructures plus anciennes. À l’origine, le prieuré fut fondé en 1083 par Raynaud de Thiviers, évêque de Périgueux, pour des chanoines augustiniens. Après des siècles de rayonnement, il ne comptait plus que trois moines à la Révolution française (1789), période durant laquelle ses biens furent vendus comme biens nationaux.
Les protections au titre des monuments historiques couvrent plusieurs éléments : l’aile est (bibliothèque et galerie du cloître), l’aile sud (seconde galerie), le sol de la cour, l’aile ouest (ancienne hôtellerie), ainsi que le moulin adjacent, son bief, et des dépendances. Le site archéologique, le jardin clos, et une tour font également partie de l’ensemble protégé par des arrêtés successifs (2002, 2003, 2008). Parmi les particularités, le plafond de la bibliothèque reproduit — avec des modifications — Le Ravissement de saint Paul (1643) de Nicolas Poussin, témoignant de l’influence artistique de l’époque.
L’histoire du prieuré reflète les bouleversements religieux et politiques de la France : prospérité médiévale, déclin à l’aube de la Révolution, puis transformations architecturales. Les vestiges actuels, bien que partiellement disparus (comme une partie du cloître), offrent un aperçu des fonctions monacales et communautaires du lieu. Aujourd’hui, le prieuré se visite et abrite parfois des activités culturelles, perpétuant son ancrage dans le patrimoine local.