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Ancien prieuré à Saint-Philbert-sur-Risle dans l'Eure

Ancien prieuré

  • 27290 Saint-Philbert-sur-Risle
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
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Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Crédit photo : Stanzilla - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
3 Rue des Cotilles 27290 Saint-Philbert-sur-Risle

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1097
Donation au Bec-Hellouin
XIe siècle
Fondation du prieuré
XIIIe siècle
Construction de la tour
XIVe et XVe siècles
Fresque de Saint-Ouen
1562
Résistance aux huguenots
XVIIe siècle
Remaniement des murs
1791
Vente comme bien national
XVIIIe siècle
Construction du colombier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parois de l'église décorées de peintures murales : classement par arrêté du 25 novembre 1896 - L'enclos monastique (sols avec les vestiges qu'ils contiennent, connus ou à découvrir) et les éléments subsistants de la clôture, l'église y compris la chapelle est, et le système hydraulique depuis le captage de la source Sainte-Radegonde jusqu'à la sortie de l'enclos, chacun en totalité ; colombier, calvaire et source située sous le monument aux morts (cad. A 250 à 252, 431, 432) : inscription par arrêté du 11 juin 1997

Personnages clés

Hugues II de Montfort Fondateur probable du prieuré au XIe siècle.
Nicolas Dubosc Prieur décédé en 1588, chef de la résistance en 1562.

Origine et histoire

L'ancien prieuré de Saint-Philbert-sur-Risle se situe à proximité immédiate du village et de la rivière Risle, dans le département de l'Eure ; il dépendait de l'abbaye du Bec-Hellouin, distante d'environ sept kilomètres. L'église paroissiale et la chapelle priorale forment un ensemble complexe dont la construction et les remaniements s'étendent du XIe siècle à nos jours. Le prieuré, daté du XIe siècle et peut‑être fondé par Hugues II de Montfort, est mentionné dès 1060 et donné à l'abbaye du Bec-Hellouin en 1097 ; des fouilles ont montré qu'il succède probablement à un édifice préexistant de plus petite taille. Les recherches archéologiques ont mis en évidence un potentiel important, notamment l'abside de la collégiale, un bâtiment conventuel et la maison du prieur. Une grande fresque, datée des XIVe et XVe siècles et représentant la vie de Saint‑Ouen, orne le mur sud de la nef. Fragilisé par les événements de 1562 et les dégâts subis lors de la résistance aux huguenots, le prieuré amorce alors son déclin ; en 1791 il ne comptait plus qu'un seul moine lorsqu'il fut vendu comme bien national. Le colombier actuel date du XVIIIe siècle. L'enclos monastique est bien conservé : ses murs, établis dès le XIe siècle et remaniés jusqu'au XVIIe siècle, la porte monumentale à fronton de pierre et de briques, le logis à pans de bois restitué avec son escalier extérieur d'époque, le colombier accolé d'un four à pain et le système hydraulique subsistant témoignent de l'organisation du site. La chapelle prieurale, de style gothique et attenante à l'église paroissiale, sert de chœur et communique autrefois avec l'église par une porte aujourd'hui obstruée ; elle porte la fresque de Saint‑Ouen. L'église est surmontée d'une tour carrée du XIIIe siècle ; elle conserve la pierre tombale de Nicolas Dubosc, prieur décédé en 1588 et chef de la résistance en 1562, ainsi que une statue de Saint‑Nicolas, une statue de Saint‑Philbert (toutes deux classées à titre d'objet) et une verrière du transept sud également classée. Le site bénéficie d'une double protection aux monuments historiques : la fresque a été classée par arrêté du 25 novembre 1896, et l'enclos — sols et vestiges connus ou à découvrir — ainsi que les éléments de clôture, l'église (y compris la chapelle est), le système hydraulique depuis le captage de la source Sainte‑Radegonde jusqu'à la sortie de l'enclos, le colombier, le calvaire et la source située sous le monument aux morts ont été inscrits par arrêté du 11 juin 1997. Le prieuré, son église attenante, l'enclos, la porte monumentale et le logis à pans de bois constituent les principaux éléments visibles du site.

Liens externes

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