Donation au Bec-Hellouin 1097 (≈ 1097)
Le prieuré est donné à l'abbaye du Bec-Hellouin.
XIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré XIe siècle (≈ 1150)
Fondation probable par Hugues II de Montfort et première mention en 1060.
XIIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la tour carrée surmontant l'église.
XIVe et XVe siècles
Fresque de Saint-Ouen
Fresque de Saint-Ouen XIVe et XVe siècles (≈ 1550)
Création d'une grande fresque représentant la vie de Saint-Ouen.
1562
Résistance aux huguenots
Résistance aux huguenots 1562 (≈ 1562)
Dégâts subis lors de la résistance aux huguenots, amorçant le déclin du prieuré.
XVIIe siècle
Remaniement des murs
Remaniement des murs XVIIe siècle (≈ 1750)
Derniers remaniements des murs de l'enclos monastique.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Le prieuré, ne comptant plus qu'un moine, est vendu comme bien national.
XVIIIe siècle
Construction du colombier
Construction du colombier XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification du colombier actuel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parois de l'église décorées de peintures murales : classement par arrêté du 25 novembre 1896 - L'enclos monastique (sols avec les vestiges qu'ils contiennent, connus ou à découvrir) et les éléments subsistants de la clôture, l'église y compris la chapelle est, et le système hydraulique depuis le captage de la source Sainte-Radegonde jusqu'à la sortie de l'enclos, chacun en totalité ; colombier, calvaire et source située sous le monument aux morts (cad. A 250 à 252, 431, 432) : inscription par arrêté du 11 juin 1997
Personnages clés
Hugues II de Montfort
Fondateur probable du prieuré au XIe siècle.
Nicolas Dubosc
Prieur décédé en 1588, chef de la résistance en 1562.
Origine et histoire
L'ancien prieuré de Saint-Philbert-sur-Risle se situe à proximité immédiate du village et de la rivière Risle, dans le département de l'Eure ; il dépendait de l'abbaye du Bec-Hellouin, distante d'environ sept kilomètres. L'église paroissiale et la chapelle priorale forment un ensemble complexe dont la construction et les remaniements s'étendent du XIe siècle à nos jours. Le prieuré, daté du XIe siècle et peut‑être fondé par Hugues II de Montfort, est mentionné dès 1060 et donné à l'abbaye du Bec-Hellouin en 1097 ; des fouilles ont montré qu'il succède probablement à un édifice préexistant de plus petite taille. Les recherches archéologiques ont mis en évidence un potentiel important, notamment l'abside de la collégiale, un bâtiment conventuel et la maison du prieur. Une grande fresque, datée des XIVe et XVe siècles et représentant la vie de Saint‑Ouen, orne le mur sud de la nef. Fragilisé par les événements de 1562 et les dégâts subis lors de la résistance aux huguenots, le prieuré amorce alors son déclin ; en 1791 il ne comptait plus qu'un seul moine lorsqu'il fut vendu comme bien national. Le colombier actuel date du XVIIIe siècle. L'enclos monastique est bien conservé : ses murs, établis dès le XIe siècle et remaniés jusqu'au XVIIe siècle, la porte monumentale à fronton de pierre et de briques, le logis à pans de bois restitué avec son escalier extérieur d'époque, le colombier accolé d'un four à pain et le système hydraulique subsistant témoignent de l'organisation du site. La chapelle prieurale, de style gothique et attenante à l'église paroissiale, sert de chœur et communique autrefois avec l'église par une porte aujourd'hui obstruée ; elle porte la fresque de Saint‑Ouen. L'église est surmontée d'une tour carrée du XIIIe siècle ; elle conserve la pierre tombale de Nicolas Dubosc, prieur décédé en 1588 et chef de la résistance en 1562, ainsi que une statue de Saint‑Nicolas, une statue de Saint‑Philbert (toutes deux classées à titre d'objet) et une verrière du transept sud également classée. Le site bénéficie d'une double protection aux monuments historiques : la fresque a été classée par arrêté du 25 novembre 1896, et l'enclos — sols et vestiges connus ou à découvrir — ainsi que les éléments de clôture, l'église (y compris la chapelle est), le système hydraulique depuis le captage de la source Sainte‑Radegonde jusqu'à la sortie de l'enclos, le colombier, le calvaire et la source située sous le monument aux morts ont été inscrits par arrêté du 11 juin 1997. Le prieuré, son église attenante, l'enclos, la porte monumentale et le logis à pans de bois constituent les principaux éléments visibles du site.