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Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan à Bellegarde dans le Gard

Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan

  • 30127 Bellegarde
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
6741 Broussan 30127 Bellegarde

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Milieu du XIe siècle
Construction de l'église
1156
Première attestation écrite
XIIIe siècle
Annexion du prieuré
1570
Prise de la tour
1854
Restauration par Révoil
1984
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. E4 647) : classement par arrêté du 11 octobre 1984 ; Parties anciennes des bâtiments (corps de logis au Nord-Ouest et aile au Nord-Est de la cour) (cad. E4 646, 647) : inscription par arrêté du 11 octobre 1984

Personnages clés

Henry Révoil Architecte ayant dirigé la restauration en 1854.
Jean-François Buholzer Études ultérieures sur l'édifice.
Pierre A. Clément Études ultérieures sur l'édifice.
Janine Rainaud Études ultérieures sur l'édifice.
Vincent de Saragosse Saint à qui la chapelle est dédiée.

Origine et histoire

L'ancien prieuré Saint-Vincent-de-Broussan, situé sur la commune de Bellegarde (Gard, Occitanie), occupe un site en bordure de la Costière le long de la D38, entre Saint-Gilles et Beaucaire. Le prieuré se trouve sur l'un des chemins partant de Saint-Gilles vers Saint-Jacques-de-Compostelle. L'église romane Saint-Vincent, principal vestige de l'ensemble, est attestée pour la première fois dans une bulle de 1156 qui la mentionne parmi les possessions du chapitre de Nîmes, et sa construction est généralement attribuée au milieu du XIe siècle. L'église fut le siège d'un prieuré annexé dès le XIIIe siècle à celui de Saint-Jean de Bellegarde et uni à la mense capitulaire de Nîmes, tandis que la seigneurie directe et la justice relevaient des ducs d'Uzès. La nef, en trois travées, est voûtée en berceau sur doubleaux et arcs de décharge ; elle se prolonge vers l'est par un sanctuaire semi-circulaire en cul-de-four, dont le faîte est moins élevé que celui de la nef. La façade sud présente en partie haute des arcatures continues composées de petits arcs monolithes reposant sur des modillons ; au-dessus du portail, cet ensemble est interrompu par un encorbellement formé de deux corbeaux triples, vestige d'une bretèche. Le portail est encadré de colonnettes dont les chapiteaux portent des feuilles et des palmettes ; à l'intérieur, les chapiteaux des piliers sont sculptés d'entrelacs, de sirènes et d'un personnage nimbé. Une inscription réemployée, provenant du fronton, évoque la prise de la tour de Bellegarde par les Catholiques en 1570. Le clocher-arcade en plein cintre est orné d'arcatures aveugles aux éléments monolithiques. Autour d'une cour centrale, la métairie est bordée de bâtiments d'exploitation et d'habitation dont deux sont anciens : au nord-est, un bâtiment rectangulaire appuyé par des contreforts renferme deux grandes salles voûtées sur diagonaux ; au nord, le logis, qui forme un angle droit avec l'édifice précédent, se distingue par une tourelle polygonale abritant un escalier en vis et par deux portes palières dotées de linteaux en accolade ; les salles ont fait l'objet de remaniements. La chapelle, dédiée à Vincent de Saragosse, est restée lieu de culte jusqu'en 1926 et la chapelle ainsi que les locaux principaux restants constituent actuellement une propriété privée. L'église Saint-Vincent a été classée au titre des monuments historiques le 11 octobre 1984 et les parties anciennes des bâtiments (corps de logis au nord-ouest et aile au nord-est de la cour) ont été inscrites la même année. Henry Révoil a dirigé une restauration en 1854 pour le retour au culte et a livré une description de l'édifice en 1873 ; des études ultérieures ont été menées par Jean-François Buholzer, Pierre A. Clément et Janine Rainaud. Le site est géré depuis 2007 par la Communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence, qui l'a inscrit sur sa liste de sites d'intérêt communautaire, l'a restauré en 2011 et propose des visites guidées via son office de tourisme intercommunal.

Liens externes

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