Frise chronologique
1209
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1209 (≈ 1209)
Création par Foulques L'Enfant sous vocable Sainte-Catherine.
1403
Don de Séguin L'Enfant
Don de Séguin L'Enfant
1403 (≈ 1403)
Cierges et torche pour messes en échange.
1468
Ajout de messes
Ajout de messes
1468 (≈ 1468)
Jean Dugué porte à cinq messes hebdomadaires.
XVe siècle
Déclin du prieuré-cure
Déclin du prieuré-cure
XVe siècle (≈ 1550)
Chapelle devient seigneuriale, prieurs absents.
1791
Demande de conservation
Demande de conservation
1791 (≈ 1791)
Habitants réclament le maintien du temporel.
1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1995 (≈ 1995)
Protection de la chapelle et nécropole.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Varennes-l'Enfant avec son décor intérieur, y compris les retables du XVIe siècle, les dalles funéraires et inscriptions épigraphiques (cad. B 209) , ainsi que les terrains d'assiette archéologique de l'ancienne nécropole (cad. B 207, 208, 210 à 212) : inscription par arrêté du 12 juillet 1995
Personnages clés
| Foulques L'Enfant - Fondateur du prieuré |
Crée le prieuré en 1209 sous Sainte-Catherine. |
| Séguin L'Enfant - Seigneur donateur |
Offre cierges en 1403 pour messes. |
| Jean Dugué - Prieur en 1468 |
Ajoute trois messes aux deux existantes. |
| Robert d'Epineu - Chevalier local |
Locataire de biens religieux vers 1190. |
Origine et histoire
Le prieuré Sainte-Catherine de Varennes-l'Enfant fut fondé en 1209 par Foulques L'Enfant, sous l’autorité du prieuré de Château-l'Hermitage. Ce prieuré-cure, doté de terres et de dîmes, fut créé pour desservir une nouvelle paroisse, tout en compensant le curé d’Épineux-le-Seguin par des revenus fonciers. Les clauses précisaient la répartition des dîmes selon l’usage des terres (vignes ou labours), et interdisaient aux paroissiens d’Épineux de s’installer sur ce nouveau territoire.
Dès le XVe siècle, le prieuré décline : les prieurs ne résident plus sur place, et la chapelle devient une chapelle seigneuriale desservie par un prêtre. En 1403, Séguin L'Enfant offre des cierges et une torche pour les messes, en échange de l’usage du luminaire familial. En 1468, le prieur Jean Dugué ajoute trois messes aux deux initiales. Le prieuré possède alors un fief avec justice foncière, incluant la métairie d’Epinoyaux.
À la Révolution, en 1791, les habitants demandent le maintien du temporel de la chapelle, utilisée comme succursale. Le presbytère est vendu comme bien national en 1792. La chapelle, classée Monument Historique en 1995, conserve aujourd’hui ses trois autels du XVIe siècle, des dalles funéraires, et une statue de la Vierge en terre vernie. Son lambris peint et ses retables témoignent de son riche passé.
Le site inclut aussi les vestiges de l’ancienne nécropole et d’un cimetière médiéval (utilisé jusqu’au XVIIe siècle), entourant autrefois l’édifice. Une chapelle dédiée à Saint Louis, fondée séparément, est mentionnée par une inscription dans le chœur. Les archives (XIIIe–XVIIIe siècles) révèlent des liens étroits avec les seigneurs locaux et le prieuré de Château-l’Hermitage.