Frise chronologique
1034
Consécration de l'abbaye
Consécration de l'abbaye
1034 (≈ 1034)
Église de Saint-Pierre-aux-Monts consacrée.
1772
Destruction de l'église abbatiale
Destruction de l'église abbatiale
1772 (≈ 1772)
Fin de l'abbaye médiévale.
1792
Attribution à l'armée
Attribution à l'armée
1792 (≈ 1792)
Site militaire après dissolution révolutionnaire.
1799
Première caserne
Première caserne
1799 (≈ 1799)
Réutilisation comme hôpital puis caserne.
1826-1838
Construction du quartier
Construction du quartier
1826-1838 (≈ 1832)
Édification des bâtiments actuels.
1839
Achèvement du corps central
Achèvement du corps central
1839 (≈ 1839)
Fronton et horloge datés.
1946
Départ de l'armée
Départ de l'armée
1946 (≈ 1946)
Fin de l'usage militaire.
1950
Inauguration de la cité administrative
Inauguration de la cité administrative
1950 (≈ 1950)
Reconversion en services publics.
1994
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1994 (≈ 1994)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de l'ancien corps de garde, de l'ancien logement du casernier, de l'ancien logement au nord du logement du casernier, de l'écurie nord, de l'ancien magasin aux munitions, de l'ancienne infirmerie, de l'ancienne prison, du bâtiment central daté de 1839, de l'ancien bâtiment des accessoires et des logements à l'est de celui-ci (cad. AY 301) : inscription par arrêté du 29 août 1994 - L'aile sud des anciennes écuries (cad. AY 393) : inscription par arrêté du 18 février 2009
Personnages clés
| Louis Tirlet - Général et député |
Organisateur des places fortes, éponyme. |
Origine et histoire
L’ancien quartier Tirlet, situé à Châlons-en-Champagne, est un ensemble architectural militaire construit entre 1826 et 1838 sur l’emplacement de l’abbaye Saint-Pierre-aux-Monts, dissoute pendant la Révolution française. Le site, occupé dès le Moyen Âge par cette abbaye (dont l’église, consacrée en 1034, fut détruite en 1772), fut attribué à l’armée en 1792. Dès 1799, les bâtiments servirent d’abord d’hôpital militaire, puis de caserne. Les constructions actuelles, érigées en carreaux de craie avec des soubassements en pierre de Savonnières, remplacèrent les édifices du XVIIIe siècle rasés à partir de 1836. Le corps central, daté de 1839, arbore un fronton triangulaire et une horloge, entouré d’écuries (1838, 1841) et d’un corps de garde (1850).
Le quartier doit son nom au général Louis Tirlet, député et organisateur des places fortes, originaire de la région. Après le départ de l’armée en 1946, le site fut reconverti en cité administrative en 1950, accueillant des services de l’État (comme l’académie) et des associations. Entre 1962 et 1964, un bâtiment de bureaux fut ajouté, suivi d’un second dans les années 1990. Classé Monument historique en 1994, l’ensemble conserve des éléments protégés comme les façades du corps de logement, des écuries, ou l’ancienne infirmerie. Certains bâtiments, comme le manège et les écuries-infirmerie, furent détruits avant 1994.
L’architecture reflète une double vocation : militaire (caserne de cavalerie) et administrative (siège de services publics). Les matériaux locaux (craie, pierre meulière) et les toits en ardoise caractérisent les bâtiments, tandis que l’organisation spatiale rappelle les quartiers de cavalerie du XIXe siècle. Aujourd’hui, la cité Tirlet illustre la reconversion du patrimoine militaire en équipement civil, tout en préservant son héritage historique. Le site reste propriété de la commune et n’est pas ouvert à la visite librement.