Fondation du séminaire 1656 (≈ 1656)
Achat par le cardinal d'Estrées.
1674
Arrivée des Oratoriens
Arrivée des Oratoriens 1674 (≈ 1674)
Prise en charge de l'enseignement.
1799
Transformation en prison
Transformation en prison 1799 (≈ 1799)
Achat par la commune.
2005
Protection monument historique
Protection monument historique 2005 (≈ 2005)
Inscription chapelle et sous-sols.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien séminaire comprenant le corps central et ses ailes, façades et toitures, les extensions des XVIIIe et XIXe siècles, la chapelle du XIXe siècle en totalité, ainsi que les sous-sols médiévaux et modernes (cad. AB1 18, 19) : inscription par arrêté du 20 juillet 2005
Personnages clés
Cardinal César d'Estrées - Fondateur du séminaire
Acheta le bâtiment en 1656.
Abbé Jacques de Barillon - Bienfaiteur
Créa une bourse pour élèves.
Mgr Sabran - Évêque de Laon
Fait murer la porte.
Origine et histoire
L’ancien séminaire de Laon, situé dans le département de l’Aisne en région Hauts-de-France, trouve ses origines au XVIIe siècle. En 1656, le cardinal César d'Estrées acquiert un bâtiment proche de son Palais pour y fonder un séminaire. Ce dernier, adjacent aux remparts, se trouvait entre le Palais et la citadelle, avec une communication directe avec celui-ci jusqu’à ce que Mgr Sabran ne fasse murer la porte au XVIIIe siècle. L’enseignement y fut d’abord assuré par les prêtres de Saint-Nicolas du Chardonnet, puis par les Oratoriens à partir de 1674. Une bourse pour élèves pauvres, financée par les revenus du prieuré de Gizy, y fut également instituée par l’abbé Jacques de Barillon.
En 1799, le bâtiment change radicalement de vocation : racheté par la commune, il devient une prison pour prisonniers de guerre, puis un pensionnat, avant de retrouver une fonction carcérale. Au XIXe siècle, il est transformé en asile pour jeunes filles sourdes, aveugles ou muettes. Son architecture mêle des éléments médiévaux (sous-sols), des constructions des XVIIIe et XIXe siècles, ainsi qu’une chapelle du XIXe siècle. La protection au titre des Monuments historiques, intervenue en 2005, concerne ces différentes parties, reflétant son évolution pluriséculaire.
La chapelle, les sous-sols et les élévations du séminaire ont été inscrits à l’inventaire des Monuments historiques par arrêté du 20 juillet 2005. Ce monument illustre ainsi les mutations fonctionnelles et architecturales d’un édifice religieux au fil des siècles, tout en conservant des traces de son passé médiéval et moderne. Aujourd’hui propriété de la commune de Laon, il témoigne de l’histoire éducative, carcérale et sociale de la ville.