Frise chronologique
1904
Construction du studio
Construction du studio
1904 (≈ 1904)
Initié par Charles Pathé, « hangar de verre »
1919
Reprise par Ermolieff-Kamenka
Reprise par Ermolieff-Kamenka
1919 (≈ 1919)
Devenu studio Albatros, production russe
1929
Destruction partielle
Destruction partielle
1929 (≈ 1929)
Remplacé par une usine d’étain
18 juillet 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 juillet 1997 (≈ 1997)
Protection du studio et sa parcelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien studio ainsi que sa parcelle (cad. BK 109) : inscription par arrêté du 18 juillet 1997
Personnages clés
| Charles Pathé - Fondateur de Pathé |
Commanditaire du studio en 1904 |
| Ferdinand Zecca - Réalisateur |
Tourna des scènes d’actualité sur place |
| Albert Capellani - Réalisateur |
Utilisa le studio pour ses films |
Origine et histoire
L’ancien studio Pathé-Albatros de Montreuil, édifié en 1904 à l’initiative de Charles Pathé, est une grande halle aux murs de brique et à la charpente métallique couverte de tôle. Conçu comme un « théâtre de prises de vue » inspiré des serres, ce « hangar de verre » (22 m x 12 m) fut construit en attendant l’achèvement du studio de Vincennes. Il servit à tourner des scènes d’actualité, notamment sous la direction des réalisateurs Ferdinand Zecca et Albert Capellani, s’inspirant du Petit Journal illustré.
À partir de 1919, le studio fut repris par la société russe Ermolieff-Kamenka (dite Firme Albatros), marquant une transition dans son usage. En 1929, une partie du site fut détruite pour laisser place à une usine d’alliages d’étain. Bien que la halle ait conservé son aspect d’origine, des constructions parasites altérèrent l’ensemble. Aujourd’hui, le lieu accueille des répétitions et représentations théâtrales, tout en restant un rare témoin de l’histoire du cinéma en France.
Classé Monument Historique par arrêté du 18 juillet 1997, le studio inclut sa parcelle (cadastre BK 109). Propriété privée, il illustre l’héritage industriel et artistique de Montreuil, ville historique du cinéma français. Sa localisation exacte (52 rue du Sergent-Bobillot) et son état actuel reflètent à la fois sa préservation partielle et les transformations subies au fil du XXe siècle.