Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété d'une association
25 Rue Neuve 26160 Le Poët-Laval
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Origines médiévales
Origines médiévales XIVe siècle (≈ 1450)
Intégration à la commanderie hospitalière.
1622
Conversion en temple protestant
Conversion en temple protestant 1622 (≈ 1622)
Première utilisation comme lieu de culte réformé.
1685
Révocation de l'édit de Nantes
Révocation de l'édit de Nantes 1685 (≈ 1685)
Retour à un usage civil (maison commune).
1807
Rétablissement du culte protestant
Rétablissement du culte protestant 1807 (≈ 1807)
Réaffectation comme temple après les édits de tolérance.
1935
Désaffectation cultuelle
Désaffectation cultuelle 1935 (≈ 1935)
Fin de son usage comme lieu de culte.
1961
Création du musée
Création du musée 1961 (≈ 1961)
Ouverture du musée du protestantisme dauphinois.
2014
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 2014 (≈ 2014)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La salle de l'ancien temple en totalité, les façades et les toitures de l'ensemble de la maison communale et la parcelle ZD 24 situées au Vieux Village (cad. ZD 24, 25) : inscription par arrêté du 5 juin 2014
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
A révoqué l’édit de Nantes en 1685.
Louis XVI - Roi de France
Signataire de l’édit de tolérance (1787).
Origine et histoire de l'ancien temple protestant
L’ancien temple protestant du Poët-Laval, aujourd’hui transformé en musée du protestantisme dauphinois, est un édifice emblématique situé dans la commune de Le Poët-Laval, en Drôme. Construit à partir du XIVe siècle, il fut initialement intégré à la commanderie des chevaliers hospitaliers avant de devenir une maison communale au XVe siècle. Ce lieu est l’un des trois temples protestants français antérieurs à la révocation de l’édit de Nantes en 1685, ayant survécu grâce à sa fonction civile après l’interdiction du culte réformé.
En 1622, le bâtiment fut converti en temple protestant alors que la région, marquée par l’influence de la Réforme, abritait une forte communauté huguenote. Après la révocation de l’édit de Nantes, il redevint une maison commune, échappant ainsi à la destruction systématique des lieux de culte protestants ordonnée par Louis XIV. Ce n’est qu’en 1807, sous l’effet de l’édit de tolérance de 1787 et de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, que le temple fut rétabli comme lieu de culte, avant d’être désaffecté en 1935.
Depuis 1961, l’édifice abrite le musée du protestantisme dauphinois, retraçant l’histoire religieuse locale. Son architecture conserve des éléments caractéristiques des temples réformés des XVIe et XVIIe siècles, comme une chaire centrale et des bancs disposés en cercle. La salle du temple, ses façades et ses toitures ont été inscrites à l’inventaire des monuments historiques en 2014, soulignant son importance patrimoniale.
Le bâtiment a également connu des aménagements au XIXe siècle (1860) et des extensions entre 1976 et 1978, incluant une salle d’exposition, une bibliothèque et un appartement. Ces modifications reflètent son évolution, passant d’un lieu de culte à un espace muséal dédié à la mémoire protestante en Dauphiné. Son histoire illustre les tensions religieuses en France et la résilience des communautés réformées dans la Drôme.