Vie d'Auguste Lepoutre 1825–1903 (≈ 1864)
Fondateur de la première usine familiale.
1921–1923
Construction du tissage
Construction du tissage 1921–1923 (≈ 1922)
Par l’architecte Marcel Forest.
1923
Création du puits
Création du puits 1923 (≈ 1923)
Profondeur de 188 mètres.
1971
Transfert de la teinturerie
Transfert de la teinturerie 1971 (≈ 1971)
Depuis Roubaix vers Tourcoing.
années 1980
Fermeture de l’usine
Fermeture de l’usine années 1980 (≈ 1980)
Fin des activités textiles.
21 avril 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 avril 2000 (≈ 2000)
Façades, toitures et mur de clôture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment de l'ancien tissage, de la conciergerie ainsi que le mur de clôture du site industriel (cad. AT 600) : inscription par arrêté du 21 avril 2000
Personnages clés
Auguste Lepoutre - Industriel fondateur
Créa la première usine familiale.
Marcel Forest - Architecte du tissage
Conçut l’usine en 1921–1923.
Origine et histoire
L’ancien tissage Louis Lepoutre, construit entre 1921 et 1923 à Tourcoing, est un élément clé d’une vaste usine textile couvrant plus de quatre hectares. Conçue par l’architecte Marcel Forest, spécialiste des bâtiments industriels, cette filature intègre peignage, tissage et teinture, à l’exception du lavage de la laine brute. Ses façades en brique rouge, rehaussées de motifs géométriques en brique vernissée blanche, et sa tour réservoir de quatre étages en font un exemple remarquable de l’architecture industrielle de l’époque. Le site, ceint d’un mur de clôture, inclut aussi des logements ouvriers (1923) et une conciergerie le long du boulevard Industriel.
La filature Louis Lepoutre s’inscrit dans l’héritage industriel lancé au milieu du XIXe siècle par Auguste Lepoutre (1825–1903), fondateur de la première usine familiale. En 1971, le site accueille les activités de teinturerie transférées depuis Roubaix, avant de cesser définitivement dans les années 1980. Aujourd’hui protégé au titre des Monuments Historiques (arrêté du 21 avril 2000), le bâtiment abrite des activités commerciales, comme l’entreprise La Blanche Porte. Un puits de 188 mètres, creusé en 1923, témoigne des besoins croissants en eau, passant de 30 000 m3 à 180 000 m3 en 1971.
L’atelier de tissage, long de 150 mètres sur la rue Colbert, se distingue par ses larges baies à meneaux métalliques et sa tour d’angle nord-ouest, combinant escalier et réservoir. La cheminée porte la date de construction de l’usine, tandis que les façades, décorées de briques blanches en motifs géométriques, reflètent l’esthétique fonctionnelle et ornée des manufactures du Nord. Classé parmi les sites industriels majeurs des Hauts-de-France, ce monument illustre l’âge d’or textile de la région, marqué par une intégration verticale des processus de production.