Fondation du couvent 1639 (≈ 1639)
Création du couvent des Capucins.
1814
Incendie des bâtiments
Incendie des bâtiments 1814 (≈ 1814)
Destruction partielle par le feu.
1823
Reconstruction du site
Reconstruction du site 1823 (≈ 1823)
Rebâtissement après l’incendie.
Janvier 1825
Première audience solennelle
Première audience solennelle Janvier 1825 (≈ 1825)
Inauguration du tribunal reconstruit.
25 septembre 2015
Protection du monument
Protection du monument 25 septembre 2015 (≈ 2015)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien tribunal et prison : l'ensemble des façades et toitures des bâtiments incluant le logement des gardiens, les cours avec leur sol et leurs murs, la grille d'entrée, le mur séparant les deux cours et l'ensemble des murs de clôture, la salle d'audience du tribunal avec les quatre pièces situées à l'arrière au rez-de-chaussée ainsi que la cellule comprenant la frise au fusain située au premier étage de l'ancien logement des gardiens (cad. AA 66) : inscription par arrêté du 25 septembre 2015
Personnages clés
Jean-Baptiste Vaudé - Architecte
Maître d’œuvre de la reconstruction.
Origine et histoire
L’ancien couvent des Capucins de Nogent-sur-Seine, fondé en 1639, est reconverti pendant la Révolution en tribunal, prison et gendarmerie. Ce changement de fonction reflète les bouleversements institutionnels de la période, où les biens religieux sont souvent réaffectés à des usages publics ou administratifs. L’incendie de 1814 détruit une partie des bâtiments, marquant un tournant dans leur histoire.
La reconstruction intervient en 1823, avec une première audience solennelle organisée en janvier 1825. Les matériaux utilisés, comme le moellon et la pierre de taille, ainsi que la conservation du mobilier d’origine et des cachots, témoignent des pratiques architecturales et carcérales de l’époque. Les façades en miroir, typiques de la fin du XVIIIe siècle, ajoutent une dimension esthétique et symbolique à l’ensemble.
À l’intérieur, la salle d’audience et les cellules, notamment celle ornée d’une frise au fusain représentant un panorama italien, offrent un aperçu des conditions de détention et de l’art spontané des détenus. Ces graffiti, ainsi que l’organisation spatiale réunissant tribunal et prison, illustrent une conception héritée de l’Ancien Régime, où justice et incarcération étaient étroitement liées.
L’ensemble est protégé depuis 2015 pour ses façades, toitures, cours, et éléments intérieurs remarquables, soulignant son importance patrimoniale. L’architecte Jean-Baptiste Vaudé, mentionné comme maître d’œuvre, a contribué à façonner ce lieu emblématique, aujourd’hui propriété de la commune de Nogent-sur-Seine.
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