9001 Place du Couvent 43150 Le Monastier-sur-Gazeille
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
…
1000
1100
…
1500
1600
1700
1800
1900
2000
570
Fondation initiale
Fondation initiale 570 (≈ 570)
Fondation de l'abbaye par Carmery, gouverneur d'Auvergne.
1074-1086
Reconstruction romane
Reconstruction romane 1074-1086 (≈ 1080)
Reconstruction de l'abbaye après l'effondrement du premier édifice.
1505-1520
Achèvement des voûtes
Achèvement des voûtes 1505-1520 (≈ 1513)
Achèvement des voûtes de la grande nef.
1671
Fin de la direction
Fin de la direction 1671 (≈ 1671)
L'abbaye cesse d'être à la tête de son ordre.
1690
Passage en commende
Passage en commende 1690 (≈ 1690)
L'abbaye passe en commende.
1700
Reconstruction du cloître
Reconstruction du cloître 1700 (≈ 1700)
Décision de reconstruire le cloître.
1720
Construction du bâtiment conventuel
Construction du bâtiment conventuel 1720 (≈ 1720)
Construction du bâtiment conventuel de style classique.
XVIIIe siècle
Rattachement à Cluny
Rattachement à Cluny XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'abbaye est rattachée à Cluny.
28 février 1966
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 28 février 1966 (≈ 1966)
Les façades, toitures, escalier et galerie sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, escalier et galerie du premier étage des bâtiments conventuels (cad. F 224) : inscription par arrêté du 28 février 1966
Personnages clés
Carmery
Gouverneur d'Auvergne et fondateur de l'abbaye vers 570.
Victor Dupont
Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Origine et histoire
L'abbaye du Monastier-sur-Gazeille, située sur la commune du même nom en Haute-Loire, est attribuée à une fondation vers 570 par Carmery, gouverneur d'Auvergne. Après l'effondrement du premier édifice, une reconstruction a été entreprise de 1074 à 1086. Les voûtes de la grande nef ont été achevées entre 1505 et 1520. L'abbaye fut à la tête de son ordre jusqu'en 1671, passa en commende en 1690 puis fut rattachée à Cluny au XVIIIe siècle. En 1700, il a été décidé de reconstruire le cloître, dont les causes de la destruction demeurent à établir. Du monastère fondé à l'époque romane ne subsistent aujourd'hui que l'église et le bâtiment conventuel daté du début du XVIIIe siècle. Ce bâtiment présente une architecture caractéristique de la région à cette époque, avec une façade principale de style classique et des élévations latérales en moëllons rejointoyés. Au rez-de-chaussée, un vaste portique laisse envisager l'amorce d'un cloître si la construction avait été poursuivie en retour d'équerre. L'intérieur est, dans l'ensemble, voûté. Le grand escalier a été défiguré par une construction additionnelle. Au premier étage subsiste le grand couloir qui desservait les cellules, avec des portes anciennes à chambranles moulurés. Les façades et toitures, l'escalier et la galerie du premier étage des bâtiments conventuels sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 28 février 1966. La bibliographie rassemble plusieurs travaux et articles consacrés à l'abbaye, notamment signés par Antoine Charreyre, Pierre-Roger Gaussin, Dominique Berranger, André Crémillieux, les bénédictins de Saint-Chaffre, Michel Carlat, ainsi que Laurence Cabrero-Ravel et Bernard Sanial.