Fondation du monastère 942 (≈ 942)
Diaphronisse, épouse d'Aton, fonde ou fait des donations pour un monastère à Belmont.
1146
Adoption de la règle augustine
Adoption de la règle augustine 1146 (≈ 1146)
Le monastère adopte la règle de saint Augustin selon l'observance des chanoines de Saint-Ruff.
1515-1524
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1515-1524 (≈ 1520)
L'ancienne église abbatiale est entièrement reconstruite au début du XVIe siècle.
1845
Restauration de l'église
Restauration de l'église 1845 (≈ 1845)
Restauration de l'église par X. Mouls.
1929
Classement historique
Classement historique 1929 (≈ 1929)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 14 juin 1929
Personnages clés
Diaphronisse
Épouse d'Aton, vicomte d'Albi, fondatrice ou donatrice du monastère.
X. Mouls
Responsable de la restauration de l'église en 1845.
Origine et histoire
L'église collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Belmont-sur-Rance, ancienne abbaye, se situe entre la rue de l'église et la rue du Cimetière à Belmont-sur-Rance (Aveyron). Diaphronisse, épouse d'Aton, vicomte d'Albi, fonde ou fait des donations pour un monastère à Belmont vers 942 ; d'abord bénédictin, le monastère adopte en 1146 la règle de saint Augustin selon l'observance des chanoines de Saint-Ruff. L'ancienne église abbatiale a été entièrement reconstruite au début du XVIe siècle (vers 1520 ; reconstruction datée de 1515 à 1524) et restaurée en 1845 (X. Mouls, 1861). La disposition des chapelles autour du chevet est assez particulière : l'édifice est entouré de onze chapelles, dont trois à l'abside et quatre de chaque côté. La nef ne comporte que deux travées et paraît secondaire par rapport au clocher, qui forme la façade occidentale et est bâti en grès rouge local. Ce clocher associe une tour carrée et une flèche octogonale ; à la base de la flèche, quatre clochetons octogonaux sont réunis à la flèche par des arcs-boutants. Le bas de la tour sert de porche ; l'arc en accolade de la porte forme un tympan représentant l'Assomption de la Vierge. Au-dessus du porche se trouve une vaste salle, dite « salle des chanoines », où le chapitre tenait ses réunions, puis le beffroi, ouvert par de grandes baies à meneaux sur ses quatre faces. L'église est éclairée par dix-huit fenêtres géminées à meneaux, surmontées de trèfles, de flammes et de quatrefeuilles. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1929. Parmi ses éléments remarquables figurent le porche, le portail, une gargouille et des armoiries.