Ancienne abbaye bénédictine à Marmoutier dans le Bas-Rhin

Ancienne abbaye bénédictine

  • 67440 Marmoutier
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Ancienne abbaye bénédictine
Crédit photo : PMRMaeyaert - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
900
1000
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du VIe siècle
Fondation de l'abbaye
VIIe siècle
Incendies et reconstruction
816
Direction de Benoît d'Aniane
960
Nouvelle église
XIIIe siècle
Déclin de l'abbaye
1525
Pillage de l'abbaye
1747-1751
Reconstruction des bâtiments
1761-1769
Reconstruction du chœur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise abbatiale Saint-Etienne (ancienne) : classement par liste de 1840 ; Parties suivantes de l'aile abritant les granges dimières et les caves : façades, charpentes et toitures d'origine ; éléments intérieurs d'origine (caves voûtées, sols dallés de pierre, . . . ) (cad. 3 158, 177, 179, 180, 282 181, 182, 183) : inscription par arrêté du 3 janvier 1991

Personnages clés

Saint Léobard Moine irlandais fondateur de l'abbaye.
Childebert Roi qui a doté l'abbaye à sa création.
Saint Maur Abbé qui introduisit la règle bénédictine.
Benoît d'Aniane Directeur de l'abbaye en 816.
Drogon Évêque de Metz et frère de l'empereur Louis le Pieux, responsable de la reconstruction après l'incendie de 824.
Anselme Moser Abbé ayant participé à la reconstruction des bâtiments conventuels au XVIIIe siècle.
Placide Schweighaeuser Abbé ayant participé à la reconstruction des bâtiments conventuels et du chœur de l'église au XVIIIe siècle.
André Silbermann Facteur d'orgues ayant réalisé les orgues de l'abbaye en 1710.
Docteur Schweitzer Personnalité ayant joué et initié la restauration des orgues en 1955.

Origine et histoire

L'ancienne abbaye Saint-Étienne de Marmoutier (Bas-Rhin) est une fondation bénédictine issue, à la fin du VIe siècle, d'un groupe de moines irlandais conduit par saint Léobard. Sa création fut rendue possible grâce à la dotation du roi Childebert, qui séjourna en Alsace en 589. Des fouilles menées de 1974 à 1983 ont dégagé un bâtiment rectangulaire pouvant correspondre à cette époque. Deux incendies au VIIe siècle entraînèrent l'édification d'une nouvelle église au début du VIIIe siècle sous l'abbatiat de saint Maur, qui introduisit la règle bénédictine et donna son nom au monastère (Mauri Monasterium, Marmoutier). Abbaye royale, richement dotée par les rois mérovingiens et propriétaire de vastes domaines, elle accueillit Benoît d'Aniane qui y exerça la direction pendant dix mois en 816. Après un nouvel incendie en 824, l'abbaye fut confiée à Drogon, évêque de Metz et frère de l'empereur Louis le Pieux, puis reconstruite; les reliques des saints Céleste et Auteur y furent transférées. Sous l'abbé Oswald une nouvelle église fut élevée en 960; l'abbatiale fut ensuite rebâtie au XIIe siècle puis en partie au XIIIe siècle. La prospérité dura jusqu'au XIIe siècle avant un lent déclin lié aux inféodations et à l'influence des avoués, en particulier les seigneurs de Geroldseck. L'abbaye subit des pillages, notamment en 1525 où sa bibliothèque disparut, puis connut une période difficile pendant la guerre de Trente Ans avec l'invasion par des troupes suédoises. Le XVIIIe siècle vit un renouveau sous les abbés Anselme Moser et Placide Schweighaeuser, qui firent reconstruire les bâtiments conventuels (1747-1751) et le chœur de l'église (1761-1769), tandis qu'un projet de nouvelle façade resta inachevé à la veille de la Révolution. L'établissement monastique fut supprimé à la Révolution, vendu comme bien national, ses biens dispersés et ses bâtiments conventuels cédés à divers propriétaires et à la commune; l'église abbatiale devint paroissiale sous le vocable de Saint-Étienne. Les vestiges de l'abbaye, dont l'église, ont été classés au titre des monuments historiques dans la liste de 1840. Située sur la Route romane d'Alsace, entre Saverne et Wasselonne, l'église présente une façade romano-byzantine avec un porche à trois arcades flanqué de deux tours carrées; ces tours abritent des escaliers menant à une salle au-dessus du porche et à la grande tribune, vestige de l'église du XIe siècle servant de base au clocher du XIIe siècle. Sur la face extérieure du transept nord subsistent des restes d'une porte du XIIe siècle. L'intérieur relève du style ogival du XIVe siècle; le chœur, reconstruit au XVIIIe siècle dans un esprit ogival, comporte de remarquables boiseries en chêne sculpté et des fenêtres latérales élargies. Contre le mur ouest du transept se trouvent quatre tombeaux de la famille de Geroldseck, datés des derniers temps de la Renaissance. Les orgues, réalisées par André Silbermann en 1710, jouissent d'une réputation universelle et figurent parmi les rares instruments conservés de ce facteur; le docteur Schweitzer y vint jouer et prit l'initiative de leur restauration en 1955. Le buffet, le positif de dos et la console subsistent, de même que la disposition des jeux telle qu'elle a été conservée. Le parc campanaire comprend plusieurs cloches de notes et de poids variés, fondues entre 1707 et 1971, dont la plus ancienne (1707) ne sonne jamais avec les autres. Parmi les bâtiments survivants figurent un ancien bâtiment conventuel de 1750 utilisé comme cellier et entrepôt agricole, une ancienne bibliothèque conventuelle du XVIIIe siècle et des maisons incorporant des éléments des anciens bâtiments monastiques.

Liens externes