Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification des murs de la nef et décoration des chapiteaux.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et du chœur romans.
1ère moitié XIIe siècle
Remaniement de la façade
Remaniement de la façade 1ère moitié XIIe siècle (≈ 1250)
La façade est remontée et le transept est construit avec des sculptures archaïques.
XVe siècle
Ajout du clocher gothique
Ajout du clocher gothique XVe siècle (≈ 1550)
Construction du clocher gothique et renforcement de la façade.
XVIe siècle
Restauration et rénovation
Restauration et rénovation XVIe siècle (≈ 1650)
Rénovation des structures et ajout de nouvelles chapelles.
1ère moitié XIXe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef 1ère moitié XIXe siècle (≈ 1865)
La nef, menaçant ruine, est entièrement rebâtie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 8) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Jean-Hippolyte Michon
Abbé ayant installé la congrégation Notre-Dame des Anges et fait édifier des bâtiments conventuels en 1837.
Origine et histoire de l'Abbaye de Puypéroux
L'ancienne abbaye de Puypéroux se situe à Aignes-et-Puypéroux, en Charente. La tradition attribue sa fondation au VIe siècle par des solitaires bénédictins ou par saint Gilles ; le premier document la mentionne en 1170. Elle est liée à la collégiale de Blanzac, dont la fondation en 1226 est associée à la translation de ses moines. Selon les sources, l'établissement, modeste et peu peuplé, fut transformé en simple prieuré — les auteurs évoquent tantôt le XIVe, tantôt le XVe siècle — et devint paroissial avant la Révolution. Pendant la guerre de Cent Ans, les bâtiments monastiques furent incendiés et il ne subsista que l'église, qui servit de lieu de culte paroissial jusqu'à la Révolution. Au XIXe siècle, la nef, menaçant ruine, fut entièrement rebâtie. En 1837, l'abbé Jean‑Hippolyte Michon installa dans les ruines la congrégation féminine Notre‑Dame des Anges et fit édifier des bâtiments conventuels ; d'importantes restaurations eurent lieu à partir de 1892. La congrégation des religieuses de Notre‑Dame des Anges fut réunie en 1966 à la congrégation de la Sainte Famille de Bordeaux. L'abbaye accueille toujours des pèlerinages à Saint‑Gilles, des temps de recueillement et des séminaires ; elle abrite aujourd'hui une maison familiale rurale, école et internat relevant du ministère de l'Agriculture. Les bâtiments conventuels et le cimetière des religieuses encadrent l'église abbatiale. L'église, dont les parties orientales constituent l'intérêt principal, remonte au moins au milieu du XIe siècle, comme l'attestent les murs de la nef en petit appareil et la décoration des chapiteaux. La façade a été remontée au XIIe siècle ; le transept, légèrement postérieur, contient des sculptures archaïques d'une grande valeur archéologique. La nef reconstruite au XIXe siècle ouvre, par des passages étroits contournant les massifs piliers de la coupole, vers les croisillons. Le transept paraît inachevé ; son carré est défini par quatre gros piliers auxquels s'adossent des colonnes supportant de grands arcs doublés par des rouleaux. Les chapiteaux du carré offrent une ornementation riche — personnages, animaux, têtes de sirènes — tandis que ceux des chapelles rayonnantes n'utilisent qu'un décor floral. Une coupole sur trompe couronne le carré du transept et contribue à l'originalité de l'édifice, tout comme le chœur pentagonal flanqué de chapelles rayonnantes. L'abside est éclairée par des fenêtres bordées de colonnettes ; les absidioles, couvertes en cul‑de‑four, présentent des arcs d'encadrement juxtaposés qui s'amenuisent en retombant sur des colonnes engagées. L'ensemble de l'abbaye est inscrit au titre des monuments historiques (inscription mentionnée le 5 décembre 1984).