Fondation cistercienne 1130 (≈ 1130)
La communauté se rallie à l'ordre cistercien et devient une abbaye fille de Pontigny.
XIIe siècle
Construction abbatiale
Construction abbatiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église abbatiale de cinq travées avec transept saillant et chevet plat.
XVe siècle
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle XVe siècle (≈ 1550)
Construction de la chapelle latérale.
XVIe siècle
Modification chapelle
Modification chapelle XVIe siècle (≈ 1650)
La chapelle primitive romane est modifiée pour accueillir des sépultures.
1968-1980
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1968-1980 (≈ 1974)
Campagnes de fouilles ayant mis au jour les vestiges de l'abbaye et de ses bâtiments claustraux.
1994
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1994 (≈ 1994)
Les ruines de l'abbaye sont inscrites au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges de l'ancienne abbaye (cad. H 648, 1243, 657, 656, 654, 1119, 651, 1242, 644 à 647, 650, 652, 653, 655) : inscription par arrêté du 17 novembre 1994
Personnages clés
Humbert
Moine clunisien fondateur du prieuré à l'origine de l'abbaye.
Amédée III de Savoie
Donateur des terres ayant permis la fondation du prieuré.
Origine et histoire de l'Abbaye de Saint-Sulpice
L'ancienne abbaye de Saint-Sulpice, aujourd'hui en ruines, est une fondation cistercienne située à Thézillieu dans l'Ain. Les vestiges comprennent deux églises : une chapelle primitive de structure romane (vaisseau unique terminé par une abside semi-circulaire) modifiée au XVIe siècle pour la sépulture, et une église abbatiale de la fin du XIIe siècle, à nef de cinq travées flanquée de deux collatéraux, transept saillant et chevet plat bordé de deux chapelles carrées. L'abbatiale, longue de 50 mètres, présente une abside carrée entourée de chapelles ; son absidiole et son croisillon nord ont été entièrement mis au jour, et une porte du collatéral nord conduait au cloître disparu. Les bâtiments claustraux occupaient le nord de l'ensemble ; au nord-est, des vestiges évoquent un petit cloître bordé au sud par un bâtiment et à l'est par une construction à étage correspondant au logis abbatial post‑médiéval. Les fouilles ont mis en évidence la sacristie, la salle du chapitre, le réfectoire et la cuisine, un bâtiment nord‑est à deux vastes pièces avec escalier à vis, le cimetière des moines adossé au croisillon sud et l'enceinte nord et est. À proximité de la digue du premier étang, deux granges, une tuilerie et une verrerie témoignent de l'activité économique monastique ; un moulin se situe au sud, en contrebas de la chapelle dédiée à saint Vital, qui accueille des expositions temporaires et la présentation du chantier de fouille. L'origine du monastère remonte à un prieuré fondé par un moine clunisien : le prieur Humbert reçut des terres d'Amédée III de Savoie et la communauté, dont une partie venait de Pontigny, se rallia à l'ordre cistercien en 1130. Fille de l'abbaye de Pontigny, Saint‑Sulpice a fondé des maisons filles, notamment en Italie (Falleri, San Martino al Cimino, San Sebastian), développé des possessions locales et pris en charge le couvent de Bons‑en‑Bugey. Vendu pendant la Révolution et en partie exploité comme carrière, le site a fait l'objet de fouilles entre 1968 et 1980 et ses ruines ont été inscrites au titre des monuments historiques en 1994.