Construction initiale dernier quart du XVe siècle (≈ 1550)
Corps de logis et tour polygonale édifiés.
1677
Garde-fou en fer forgé
Garde-fou en fer forgé 1677 (≈ 1677)
Date gravée sur l’élément décoratif.
XVIIe siècle
Agrandissement classique
Agrandissement classique XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout des communs et terrasse.
8 juillet 1946
Inscription monument historique
Inscription monument historique 8 juillet 1946 (≈ 1946)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, les toitures et la balustrade en fer forgé (cad. EH 5) : inscription par arrêté du 8 juillet 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun nom.
Origine et histoire
L’ancienne aumônerie de Saint-Martin, située au 5 rue Rapin dans le Vieux-Tours, est un édifice dont les origines remontent au dernier quart du XVe siècle. Le corps de logis principal, caractéristique de cette période, s’accompagne d’une tour polygonale abritant un escalier en pierre. Cette tour se distingue par une porte en anse de panier, surmontée d’une accolade et de pinacles, éléments architecturaux typiques de l’art gothique flamboyant. Ces détails ornementaux témoignent du soin apporté à la construction, probablement liée à une fonction caritative ou religieuse importante dans la ville médiévale.
Au XVIIe siècle, le monument fut agrandi avec l’ajout d’un bâtiment de communs au nord de la cour, accessible par une terrasse soutenue par deux arcades. Cette terrasse, dotée d’un garde-fou en fer forgé daté de 1677, illustre l’évolution des styles architecturaux vers des formes plus classiques et utilitaires. L’ensemble, combinant héritage médiéval et adjonctions classiques, reflète les transformations urbaines et sociales de Tours entre Moyen Âge et époque moderne.
L’aumônerie de Saint-Martin a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques par arrêté du 8 juillet 1946. Cette protection concerne spécifiquement les façades, les toitures et la balustrade en fer forgé, éléments jugés représentatifs de son histoire et de son architecture. Le monument s’inscrit ainsi dans le patrimoine tourangeau, aux côtés d’autres édifices religieux et civils de la région Centre-Val de Loire, marquée par un riche passé médiéval et renaissant.