Transformation en caserne 1823 (≈ 1823)
Décision de transformer le palais de justice en caserne.
1826-1833
Travaux d'agrandissement
Travaux d'agrandissement 1826-1833 (≈ 1830)
Agrandissement de la caserne par deux entrepreneurs.
1840
Extension de l'édifice
Extension de l'édifice 1840 (≈ 1840)
Lancement d'une extension le long de l'impasse Duplessis.
1843
Destruction par tremblement
Destruction par tremblement 1843 (≈ 1843)
Un tremblement de terre détruit l'édifice.
1847
Reconstruction achevée
Reconstruction achevée 1847 (≈ 1847)
Fin de la reconstruction de la caserne.
1858
Consolidation de l'édifice
Consolidation de l'édifice 1858 (≈ 1858)
Remplacement des pans de bois pourris par une maçonnerie.
1861
Ajout d'une galerie
Ajout d'une galerie 1861 (≈ 1861)
Ajout d'une galerie extérieure sur la façade est.
1884
Suppression de la garnison
Suppression de la garnison 1884 (≈ 1884)
La caserne est transformée pour accueillir des services administratifs.
1995
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1995 (≈ 1995)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris les cours, les clôtures, le passage et son escalier en bois à trois volées (cad. AL 284, 286) : inscription par arrêté du 1er août 1995
Personnages clés
Henri Best
Entrepreneur ayant commencé les travaux d'agrandissement en 1826.
Henriet
Ingénieur ayant proposé le projet de reconstruction après le tremblement de terre.
Cornilleau
Ingénieur ayant proposé la consolidation de l'édifice en 1858.
Origine et histoire
L'ancienne caserne d'infanterie, aujourd'hui sous-préfecture, occupe l'îlot de la place de la Victoire à Pointe-à-Pitre et appartient au même ordonnancement urbain que l'ancien presbytère. Le site abritait à la fin du XVIIIe siècle le palais de justice et la geôle ; en 1823 l'administration décida de transformer le palais en caserne. Des travaux d'agrandissement furent entrepris à partir de 1826, confiés d'abord à l'entrepreneur Best puis achevés par un autre artisan en 1833, et une extension le long de l'impasse Duplessis fut lancée en 1840. Le tremblement de terre de 1843 détruisit l'édifice ; l'ingénieur Henriet proposa un projet de reconstruction qui fut exécuté sans interruption et aboutit en 1847. Plus tard, des opérations de consolidation remplacèrent des pans de bois pourris par une maçonnerie soigneusement liée à l'ancien bâti sur la proposition de l'ingénieur Cornilleau en 1858, et une galerie extérieure fut ajoutée sur la façade est, côté cour, en 1861. L'édifice, de style néo-classique sobre et caractéristique de sa fonction militaire, est précédé d'un mur de clôture maçonné muni d'une grille ; son plan est décrit selon les phases comme en H ou en U. À la fin du XIXe siècle, la caserne devint trop vaste pour la garnison dont les effectifs diminuaient ; après la suppression de la garnison en 1884, le bâtiment fut transformé pour accueillir divers services administratifs coloniaux, parmi lesquels l'inscription maritime, des magasins de la Marine, les Ponts et Chaussées et la Conservation des hypothèques. Au fil des aménagements, l'aile nord devint la sous-préfecture et l'aile sud la trésorerie municipale. Propriété de la commune, le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 8 janvier 1995.