Acquisition du terrain 1718 (≈ 1718)
Jeanne du Temple acquiert la Maison de Belair.
1749
Construction du premier bâtiment
Construction du premier bâtiment 1749 (≈ 1749)
Édification du premier corps de bâtiment incluant chapelle et dortoirs.
1770
Construction du second bâtiment
Construction du second bâtiment 1770 (≈ 1770)
Ajout d'une aile abritant lavoir, cuisine et infirmerie.
1835
Restauration par Richelot
Restauration par Richelot 1835 (≈ 1835)
Travaux de restauration menés par l'architecte Louis Richelot.
1981
Acquisition par la région
Acquisition par la région 1981 (≈ 1981)
Le Conseil régional de Bretagne acquiert et restaure le bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal (cad. BH 127) : inscription par arrêté du 29 avril 1971
Personnages clés
Jeanne du Temple
Acquéreur de la Maison de Belair en 1718.
Louis Richelot
Architecte responsable de la restauration en 1835.
Origine et histoire
L'ancienne caserne du Bon Pasteur, également nommée hôtel Bon Pasteur, est située 5 rue Martenot (ancienne rue Belair) à Rennes, face au square de La Motte. Le site était occupé par une maison de plaisance dite Maison de Belair, acquise en 1718 par Jeanne du Temple. Sur cet emplacement fut implanté un couvent pour filles repenties qui se développa au XVIIIe siècle. L'ensemble comprenait deux corps de bâtiments en équerre, l'un édifié en 1749, l'autre en 1770. Le bâtiment de 1749 abritait la chapelle, le chœur des religieuses, le réfectoire, des cellules et des dortoirs ; il comprenait également un atelier ou laboratoire. L'aile construite en 1770, aujourd'hui disparue en partie, accueillait au rez-de-chaussée un lavoir et une cuisine, une infirmerie au premier étage et un grand dortoir pour les pénitentes au deuxième. Durant la Révolution, l'édifice servit de prison pour femmes puis pour prêtres insermentés. À partir de 1821 et jusqu'en 1956, les locaux furent utilisés comme caserne. Une restauration conduite par l'architecte Louis Richelot en 1835 s'inscrit dans l'aménagement de la promenade de la Motte, aujourd'hui altérée. Après diverses utilisations administratives, le Conseil régional de Bretagne acquit le bâtiment en 1981 et y fit d'importants travaux de restauration avant de l'y installer. Les façades et les toitures sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 29 avril 1971. Le bâtiment actuel présente un rez-de-chaussée sur caves, deux étages carrés et un étage de comble éclairé par des lucarnes en bois. Les niveaux sont marqués par des bandeaux de granite et le premier étage se distingue par une alternance de baies en plein cintre, dont trois ouvrent sur des balcons en fer forgé. La façade principale compte onze travées, réparties en trois groupes avec cinq travées centrales et trois travées à chaque extrémité. L'aile en retour d'équerre mentionnée dans les sources n'existe plus sur la vue arrière actuelle.