Classement monument historique 2 juin 1966 (≈ 1966)
Protection de la façade survivante.
1968
Restauration de la façade
Restauration de la façade 1968 (≈ 1968)
Après les dégâts de 1940.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue (cad. XY 57) : classement par arrêté du 2 juin 1966
Personnages clés
Oudot de Maclaurin - Ingénieur écossais
Auteur des plans initiaux.
Jumel-Riquier - Ingénieur hydraulicien
Direction des travaux à Amiens.
François Cressent - Sculpteur
Auteur des trophées militaires.
Origine et histoire
L’ancienne caserne Stengel, située dans le quartier Saint-Jacques d’Amiens, fut construite entre 1768 et 1773 à l’emplacement de l’ancien hôtel de Cerisy. Destinée à abriter les gardes du corps du roi de la compagnie de Luxembourg, elle fut conçue par l’ingénieur écossais Oudot de Maclaurin, avec une direction des travaux assurée par l’hydraulicien amiénois Jumel-Riquier. Son architecture sobre, ornée de trophées militaires sculptés par François Cressent, reflétait le prestige de cette garnison royale.
Victime des bombardements allemands du 19 mai 1940, la caserne fut presque entièrement détruite, ne laissant debout que sa façade en pierre blanche. Celle-ci, classée monument historique en 1966, fut restaurée en 1968. Les décors d’origine, incluant des frontons triangulaires et des bas-reliefs d’armes et d’instruments de musique, rappellent aujourd’hui son usage militaire initial. Le bâtiment reconstruit abrite désormais des logements.
À l’origine, la caserne comprenait six corps d’écurie et deux bâtiments latéraux, organisés pour loger les soldats, les chevaux et les équipements. Les quatre étages des bâtiments d’habitation étaient répartis en logements, chambres d’arrêt et garde-meuble. La façade actuelle, sur la rue Martin-Bleu-Dieu, reste le seul vestige visible de ce complexe militaire du XVIIIe siècle, symbole de l’urbanisme amiénois sous l’Ancien Régime.