Frise chronologique
1897
Première usine similaire en France
Première usine similaire en France
1897 (≈ 1897)
Canal de Bourgogne par Galliot
1908–1912
Construction de la centrale
Construction de la centrale
1908–1912 (≈ 1910)
Usine à vapeur pour le canal d’Orléans
1922
Fermeture de l’usine
Fermeture de l’usine
1922 (≈ 1922)
Baisse du trafic fluvial
1970
Modification de la cheminée
Modification de la cheminée
1970 (≈ 1970)
Réduction de 10 mètres
4 mars 1999
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
4 mars 1999 (≈ 1999)
Façades, toitures et cheminée protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ancienne centrale ; cheminée en brique (cad. ZT 72, 90) : inscription par arrêté du 4 mars 1999
Personnages clés
| Ingénieur Galliot - Pionnier des usines élévatoires |
A construit la première en 1897 |
Origine et histoire
L’ancienne centrale électrique de Fay-aux-Loges, édifiée entre 1908 et 1912, était une usine à vapeur conçue pour produire de l’électricité distribuée à onze sous-stations de pompage le long du canal d’Orléans. Son rôle était crucial : elle permettait d’élever l’eau de la Loire, via la station de Combleux, jusqu’au bief de partage du canal, tout en stockant les réserves d’eau pluviale dans l’étang de la Vallée. Les bâtiments, en brique et enduit, abritaient aussi des logements pour le personnel (contremaître, électricien, mécanicien). Une haute cheminée en brique, aujourd’hui raccourcie, et une charpente à la Polonceau sous un toit d’ardoises caractérisaient son architecture industrielle typique.
La centrale fut fermée en 1922 en raison de la baisse du trafic sur le canal d’Orléans. En 1970, sa cheminée fut réduite de 10 mètres. Le site, partiellement préservé (façades, toitures, cheminée), est aujourd’hui protégé au titre des Monuments Historiques (inscription en 1999) et accueille un restaurant. Son plan centré, inspiré des usines élévatoires de l’époque comme celle de Briare, illustre l’ingénierie hydraulique du début du XXe siècle. À noter : la première usine de ce type en France fut construite en 1897 par l’ingénieur Galliot sur le canal de Bourgogne.
Les bâtiments annexes, initialement dédiés au logement du personnel (conducteur, chauffeur-concierge), subsistent mais ont été modifiés. L’usine elle-même, bien que dénaturée, conserve des éléments architecturaux remarquables comme ses lanterneaux et sa charpente métallique. La station de pompage située en face, de l’autre côté du canal, complétait ce dispositif technique. Le site, propriété privée, symbolise l’ère de l’électrification des infrastructures fluviales avant son déclin précoce.
Le canal d’Orléans, pour lequel la centrale fut construite, reliait initialement la Loire à la Seine via le Loing. Son système de pompage électrique, innovant pour l’époque, visait à pallier les pénuries d’eau en période de sécheresse. L’usine de Fay-aux-Loges s’inscrit ainsi dans une série d’aménagements hydrauliques majeurs en France, marquant la transition entre l’énergie mécanique (moulins) et l’électricité industrielle.