Crédit photo : Karldupart ; Architectes : Guy Morizet (1908 - 199 - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1821
Fondation de la chambre de commerce
Fondation de la chambre de commerce
1821 (≈ 1821)
Création par ordonnance royale sous Louis XVIII.
1944
Destruction de l’hôtel Saint-Pierre
Destruction de l’hôtel Saint-Pierre
1944 (≈ 1944)
Endommagé pendant la Bataille de Caen.
14 juin 1956
Inauguration du nouveau bâtiment
Inauguration du nouveau bâtiment
14 juin 1956 (≈ 1956)
Ouverture après trois ans de construction.
février 2003
Destruction de l’escalier monumental
Destruction de l’escalier monumental
février 2003 (≈ 2003)
Malgré son classement imminent par les ABF.
16 octobre 2003
Classement monument historique
Classement monument historique
16 octobre 2003 (≈ 2003)
Protection des façades, toitures et cage d’escalier.
2008-2020
Période des brasseries
Période des brasseries
2008-2020 (≈ 2014)
Successions d’enseignes (*La Normande*, *Le Bureau*).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures sur rue et sur cour ; la cage d'escalier ; les grilles d'entrée rétractables (cad. KW 29) : inscription par arrêté du 16 octobre 2003
Personnages clés
| Francis Pellerin - Sculpteur |
Auteur des bas-reliefs allégoriques (commerce, industrie). |
| Charles-Émile Pinson - Sculpteur |
Co-auteur des bas-reliefs (agriculture, pêche). |
| Raymond Subes - Artiste métallier |
Créateur de l’escalier monumental détruit. |
| Laloue et Guy Morizet - Architectes |
Dirigèrent la construction du bâtiment. |
Origine et histoire
L’ancienne chambre de commerce de Caen fut construite entre 1953 et 1956 pour remplacer l’hôtel particulier de la place Saint-Pierre, détruit pendant la Bataille de Caen en 1944. Situé à l’angle du boulevard Maréchal Leclerc et de la rue de Bernières, le bâtiment fut inauguré le 14 juin 1956. Son architecture, dirigée par les architectes Laloue et Guy Morizet, mêle codes classiques et détails modernes, avec des façades en pierre de Caen et un escalier monumental signé Raymond Subes, détruit en 2003 malgré sa valeur patrimoniale.
La chambre de commerce, fondée en 1821 par ordonnance royale, s’installa d’abord dans l’hôtel d’Escoville avant de déménager à plusieurs reprises. Après 1944, elle rejeta le projet de restauration de sa façade historique pour opter pour ce nouveau bâtiment. En 2002, la CCI quitta les lieux pour Saint-Contest, laissant place à des projets commerciaux avortés. Le bâtiment abritera finalement des brasseries (comme La Normande ou Le Bistropolitain) et des services judiciaires à partir de 2009.
Classé monument historique le 16 octobre 2003, l’édifice conserve ses façades, toitures, et la cage d’escalier (hors l’escalier d’honneur détruit). Ses bas-reliefs, œuvres de Francis Pellerin et Charles-Émile Pinson, symbolisent le commerce, l’industrie, l’agriculture et la pêche. Après des rénovations, le site alterne usages gastronomiques et administratifs, témoignant de son adaptation aux besoins contemporains.
Le projet initial de Bouygues Immobilier (2002-2003), prévoyant commerces et bureaux, échoua faute de repreneurs. Racheté par la SCI Laurent-Maric, le bâtiment fut un temps destiné à un hôtel de luxe, avant d’accueillir des enseignes éphémères. Malgré ces transformations, son statut protégé en fait un marqueur de l’histoire économique et architecturale de Caen après-guerre.