Ancienne chapelle à Arca de Zévaco en Corse-du-sud
Patrimoine classéPatrimoine religieuxChapelle
Ancienne chapelle à Arca de Zévaco
San Bastianu
20173 Zévaco
Propriété de la commune
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1776
Interdiction des sépultures
Interdiction des sépultures 1776 (≈ 1776)
Un édit royal interdit les sépultures dans les églises insulaires.
1789
Décret révolutionnaire
Décret révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
Un décret prescrit l'établissement de cimetières communaux éloignés des lieux habités.
1830
Fermeture des Arca
Fermeture des Arca 1830 (≈ 1830)
Toutes les Arca furent fermées cette année-là.
1882
Cadastre napoléonien
Cadastre napoléonien 1882 (≈ 1882)
La chapelle funéraire figure sur le cadastre napoléonien.
Milieu du XIXe siècle
Construction probable
Construction probable Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
La chapelle pourrait dater de cette période.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle à Arca (ancienne) (cad. B 53) : classement par arrêté du 11 mai 1981
Origine et histoire de l'ancienne chapelle
Ce petit édifice abrite une arca, tombe collective constituée d'une chambre souterraine voûtée à l'orifice étroit fermée par une dalle. Cette sépulture commune témoigne d'une tradition d'inhumation collective enracinée dans le milieu rural insulaire. Le bâtiment en granit, de petite taille, présente une façade pignon percée d'une porte surmontée d'un linteau monolithe et flanquée de deux petites niches rectangulaires ; il se termine par un chevet plat. À l'intérieur, un orifice appareillé en claveaux, ouvert au centre de l'édifice, donne accès à la chambre voûtée où les défunts étaient déposés, enveloppés d'un linceul. Pour des raisons d'hygiène et de prévention des épidémies, un édit royal de 1776 interdit les sépultures dans les églises insulaires, puis un décret révolutionnaire de 1789 prescrit l'établissement de cimetières communaux éloignés des lieux habités pour toute la France. La Corse fut soumise à ces règles, mais les transgressions furent nombreuses et les enterrements dans l'arca se poursuivirent. En 1830, toutes les Arca furent fermées. La chapelle funéraire figure sur le cadastre napoléonien dressé en 1882 et pourrait dater du milieu du XIXe siècle.