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Ancienne chapelle de Vignemont à Loches en Indre-et-Loire

Ancienne chapelle de Vignemont

  • 5 Chemin de la Chapelle Vignemont
  • 37600 Loches
Ancienne chapelle de Vignemont
Ancienne chapelle de Vignemont
Ancienne chapelle de Vignemont
Ancienne chapelle de Vignemont
Ancienne chapelle de Vignemont
Crédit photo : ManuD - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
1 Vignemont 37600 Loches

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1173
Première mention écrite
fin XIIe siècle
Construction de la chapelle
vers 1582
Refonte de la charpente
1756
Écroulement partiel
1793
Vente comme bien national
1989
Inscription aux monuments historiques
2008–2011
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne chapelle (cad. BD 122) : inscription par arrêté du 13 juin 1989

Personnages clés

Philippe Auguste - Roi de France Siège de Loches en 1203, possible interruption des travaux
François de Belleforest - Auteur de gravures anciennes Témoignage de fortifications aux XVe–XVIe siècles
Père Guillaume-Marie Hecquard - Propriétaire depuis 2003 Initiateur de la restauration récente

Origine et histoire

La chapelle de Vignemont, située au sud de la cité médiévale de Loches (Indre-et-Loire), est construite à la fin du XIIe siècle sur un site occupé depuis l’Antiquité. D’abord chapelle cimétériale liée à la paroisse Saint-Ours, elle présente un plan simple : une nef à deux travées inégales et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Ses murs, autrefois couverts de fresques des XIIe–XIVe siècles (anges, cavaliers, arbres), témoignent d’un décor riche pour une succursale paroissiale ou un lieu sépulcral.

Victime d’accidents répétés, dont l’effondrement partiel de ses voûtes (peut-être lié à des fortifications ajoutées aux XVe–XVIe siècles) et un glissement de terrain en 1756, la chapelle perd son usage religieux en 1769 pour des raisons de salubrité. Vendue comme bien national en 1793, elle est transformée en grange avant d’être inscrite aux monuments historiques en 1989. Sa charpente, refaite vers 1582 puis après un incendie en 1998, illustre ses multiples restaurations.

Rachetée en 2003 par la famille du père Guillaume-Marie Hecquard, la chapelle bénéficie d’une restauration majeure (2008–2011), récompensée par le prix Garnier-Lestamy en 2005. Les travaux ont permis de réouvrir les baies murées de la nef et de conserver son abside romane, tout en révélant des traces de peintures médiévales (faux joints rouges, fresques en registres superposés). Son belvédère aménagé au XXe siècle offre une vue sur la vallée de l’Indre.

Les dénominations successives de la chapelle — Sainte-Marie (1173), Saint-Jean (vers 1180), Notre-Dame puis Saint-Nicolas — pourraient refléter des reconstructions partielles ou des changements de vocable. Son statut ambigu, à la fois chapelle cimétériale et annexe paroissiale, s’explique par sa position isolée, séparée de Loches par un fossé creusé dès 1030. Les sarcophages du XIIe siècle découverts sur place confirment son usage funéraire, peut-être hérité d’un cimetière antique ou alto-médiéval.

Architecturalement, la chapelle mêle des éléments romans (abside, décor sculpté fin comme les feuilles d’acanthe) et gothiques (voûtes de la nef, typiques du « gothique de l’Ouest » vers 1180–1190). Les contreforts plaqués et l’orientation est-ouest stricte soulignent son intégration dans le paysage du coteau de l’Indre. Malgré la disparition de son clocher-peigne supposé, elle conserve des baies murées et un arc brisé séparant nef et chœur, caractéristiques de sa période de construction.

Liens externes

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