Installation des Carmes 1616 (≈ 1616)
Les Carmes déchaux s'installent à Lille.
1623
Construction première église
Construction première église 1623 (≈ 1623)
Achèvement de la première église des Carmes.
1645
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1645 (≈ 1645)
La première église est détruite par un incendie.
1646-1669
Reconstruction église
Reconstruction église 1646-1669 (≈ 1658)
Période de reconstruction de l'église actuelle.
1676
Consécration de l'église
Consécration de l'église 1676 (≈ 1676)
L'église est consacrée par l'évêque de Tournai.
1856
Réaménagement par les Filles de l'Enfant-Jésus
Réaménagement par les Filles de l'Enfant-Jésus 1856 (≈ 1856)
La congrégation réaménage l'église et installe des stalles et tribunes.
1963-1968
Restauration majeure
Restauration majeure 1963-1968 (≈ 1966)
Période de restauration de l'édifice.
1991
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale 1991 (≈ 1991)
L'ouvrage devient église paroissiale sous le nom de Sainte-Marie-Madeleine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Carmes Déchaussées (ancienne) : inscription par arrêté du 19 mars 1934
Personnages clés
Jacques Van Oost dit le Jeune
Peintre dont le tableau a inspiré le retable monumental du chœur.
Nathalie Doignies
Géante de la foi présentée dans l'exposition permanente de la Cité de l’Évangélisation.
Origine et histoire
L'ancienne chapelle des Carmes déchaussés, située 59 rue de Gand dans le quartier du Vieux-Lille à Lille (Nord), est aujourd'hui l'église Sainte-Marie-Madeleine. L'édifice a été inscrit au titre des Monuments historiques en mars 1934. Les Carmes « déchaux » s'installent à Lille en 1616 et acquièrent en 1620 un terrain au « Riez du château », près de la Porte de Gand, pour y fonder leur couvent. Leur première église, achevée en 1623, est détruite par un incendie en 1645. L'église actuelle est reconstruite entre 1646 et 1669 et consacrée par l'évêque de Tournai en 1676. Pendant la Révolution, l'édifice est converti en écurie et les confiscations sont rassemblées à l'ancien couvent des Récollets, rue des Arts. En 1856, la congrégation des Filles de l'Enfant-Jésus réinvestit l'église, la réaménage et y installe des stalles dans la nef centrale ainsi que des tribunes à mi-étage dans les bas-côtés. Une restauration est entreprise entre 1963 et 1968. Le 10 février 1991, l'ouvrage devient église paroissiale et prend le nom de Sainte-Marie-Madeleine, après la désaffectation au culte, en 1989, de l'église Sainte-Marie-Madeleine de la rue du Pont Neuf. Au début des années 2000, l'église, peu fréquentée, est réaménagée pour accueillir la Cité de l’Évangile, une exposition permanente en onze étapes retraçant l'histoire de la foi catholique « d'Abraham à Martin Luther King », qui présente notamment la géante de la foi Nathalie Doignies. L'édifice, d'une grande sobriété, se distingue surtout par le retable monumental du chœur, inspiré du tableau de Jacques Van Oost dit le Jeune intitulé L'Enfant Jésus tendant les bras à la croix offerte par le Père, visible dans l'église Saint-André. Les chapiteaux ioniques de la nef portent des cartouches à tête d'angelot arborant les armes du Carmel, de Jésus, de Marie, de Joseph et de Thérèse. Deux cent quarante moines demeurent inhumés sous la chapelle.